‹ Contes des fées [microforme]Chapitre 48 sur 50 · AN AN EE AS · texte numérisé non relu

AN AN EE AS

folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine, et travailler sans cesse. :

ll fallait, entre autres choses, que cette auvre enfant allât, deux fois le jour, puiser e l’eau à une grande demi-lieue du logis, et u’elle en rapportât plein une grande cruche.

n jour qu’elle était à cette fontaine, il vint

à elle une pauvre femme qui le pria de lui donner à boire.-—Oui-dà, ma bonue mère, dit cette belle tille ; et rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la

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> — - € (=> (= Il était une fois une veuve qui avait deux je > filles : l’aînée lui ressemblait si fort d'hu- $ Ë F A meur et de visage, que qui la voyait, voyait 4 € la mère. Elles étaient toutes deux si désagréa- = #==> bles et si orgueilleuses qu'on ne pouvait vivre + $ $ avec elles. La cadette, qui était le vrai por- => €=* : trait de son père pour la douceur et pour s = l'honnêteté, était avec cela une des plus belles € = ‘ filles qu’on eût su voir. Comme on aime natu- > c=? rellement son semblable, cette mère était N

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fontaine, et la lui présenta, soutenant la cruche afin qu'elle hût plus aisément. La femme ayant bu, lui dit : Vous êtes si belle et si honnie que je ne puis m'empêcher de vous faire un don (car c'était une fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme de village, pour voir jusqu'où irait l'honnêteté de certe jeune fille). Je vous donne pour don, poursuivit la fée, qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une fleur ou une pierre précieuse. ss, mg cette belle fille arriva au logis, sa mère nda de revenir si tard de la fontaine. Je vous demande

ardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir rdé si longtemps, et, en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux roses, deux perles et deux gros diamants. Que vois-je là! dit sa mère tout étonnée. Je crois qu'il lui sort de la bouche des perles et des diamants !

D'où vous vient cela, ma fille? (Ce fut la première fois qu'elle l'appelait sa fille.) La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une inf. nité de diamants.—Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille. Tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle le ;, ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n'avez qu'à aller puiser de l’eau à la fontaine, et, quand une pauvre femme vous demandera à boire,

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