LE SAGE COMME IL Y E> A TAINT
Air de Lantara.
Comme je fais vœu d'être saj^e
Sitôt que je n'ai pas d'argeni '.
Des plaisirs repoussant l'image ,
Le monde me semble affligeant ; Mais aussitôt que je sens dans mes poches
Sonner les fonds que j'ai reçus , Je ne puis plus songer qu'à des bamboches ,
Et je fais rouler mes ëcus.
Lorsque je suis à court d'espèces,
Je me dis : Fuyons la beauté!
C'est par de trompeuses caresses
Que jadis l'homme fut tenté.
Mais aussitôt que la fortune arrive ,
D'un bel œil admirant Fémail !...
Chaque minois me séduit, me captive !
Je voudrais avoir un sérail !
Le jeu n'est qu'une frénésie !
Me dis-je, quand j'ai tout perdu.
L'homme atteint de cette folie Mériterait d'être pendu !
Mais quand je vois de l'or dans ma cassette, Je mets des cartes de côté ,
Et si je quitte un moment la roulette, C'est pour jouer à l'ëcarté.
Quel ennui de manger , de boire ,
Me dis-je quand je n'ai plus rien ;
Ln ivrogne perd la mémoire,
Un gourmand dépense son bien !
Mais quand Plutus me devient favorable ,
Bien dîner me paraissant doux, Chez un traiteur je vais me mettre à table.
Et je passe )a nuit dessous.
LES SOUVE?^IRS.
Air des Créoles.
Désirant voir naître l'aurore.
J'allais auxclianips de grand matin ; •Nous nous trouvâmes en chemin.
De ce beau jour te souvient-il encore?
Ton regard disait : « Je t'adore. »
Pendant long-temps, pour nous revoir.
Nous nous retrouvions chaque soir.
De ce temps-là te souvient-il encore?
Lorsqu'un feu brûlant nous dévore , Ou jtire d'aimor constanmient :
Tous (hux nous cri fîmes serment; D<' ce .serment te .souvient-il encore ?
■\^Uj l,A liLLLC DR SAVON,
Bientôt ton retour que j'iuipîoi'f' Doit à jamais nous réunir ; Hâte-toi donc de revenir ;, Si de m'ai mer ta te souviens encore.