VOUS ETES TROP BETE
Air : A Tàgc heureux de quatorze ans.
Fanian , je vous aimerais bien , CiOntre vous je n'ai nul caprice; Vous êtes gentil, j'en convien, A votre cœur je rends justice, Votre sourire est gracieux , Vous avez l'air doux et honnête, Vous avez même de grands yeux.
Mais, Fanian, vous êtes trop bête.
Quand vous venez auprès de moi, En me regardant d'un air tendre.
Je dis : Il veut m'offrir sa foi, Voyons comment il va s*y prendre :
Mais vous vous dandinez bientôt; Et, pendant tout le tête-à-tête, D'amour vous ne soufflez pas mot..
Ah ! Fanfan, vous êtes trop bête.
L'autre dimanche^ aux petits jeux,
On a joue dans le bocage;
Je me dis, pour le rendre heureux;
Je vais l'appeler sous l'ombrage;
Le jeu permettait un baiser,
A le recevoir je m'apprête...
Et vous n'osez pas m'ejubrasser,
Ah ! Fanlan, vous êtes trop bête.
Le soir, je vous dis d'un air doux :
Conduisez-inoi chez la fermière; Et, pour faire route avec nous, Vous emmenez le petit Pierre ; Ah ! ce n'est pas ainsi , vraiment , Que vous ferez une conquête!
Je veux bien avoir un amant.
Mais, Fanfan, vous êtes trop bête.