‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 102 sur 174 · LXI V · texte numérisé non relu

LXI V

ÉPIGRAMME. t-

Certain cafard , jadis jésuite ,

Plat écrivain , depuis deux jours Ose gloser sur ma conduite ,

Sur mes vers et sur mes amours :

En bon chrétien je lui fais grâce.

Chaque pédant peut critiquer mes vers;

Mais sur l’amour jamais un fils d’Ignaca Ne glosera que de travers.

Qui était à l'armée d'Italie.

Ainsi ïe bal et la tranchée,

Les boulets , le vin et l’amour Savent occuper tour à tour Votre vie aux devoirs, aux plaisirs attachée.

Vous suivez de Villars les glorieux travaux ,

A de pénibles jours joignant des nuits passables.

Eh bien ! vous serez donc le second des héros,

Et le premier des gens aimables.

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