‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 104 sur 174 · LX VIII · texte numérisé non relu

LX VIII

Vers mis au bas d'un portrait de Leibnitz.

Il fut dans l’univers connu par ses ouvrages,

Et dans son pays même il se fit respecter :

Il éclaira les rois , il instruisit les sages ;

Plus sage qu’eux, il sut douter.

A MADAME DE B ASSOMPIERRE

Abbesse de Poussai.

Avec cet air si gracieux L’abbesse de Poussai me chagrine, me blesse.

De Montmartre la jeune abbesse De mon héros combla les vœux ;

Mais celle de Poussai l’eût rendu malheureux.

Je ne saurais souffrir les beautés sans faiblesse.

Vers de M. Linant à M, de Voltaire.

Le nom qu’au prix de ta santé T’ont fait tes vers et ton histoire,

Crois-moi , n’est pas trop acheté :

Tu te portes , en vérité ,

Encor trop bien pour tant de gloire.

{*] Madame la marquise du Châtelet.

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