‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 161 sur 174 · A M. LE CHANCELIER DE MAUPEOU · texte numérisé non relu

A M. LE CHANCELIER DE MAUPEOU

Je veux bien croire à ces prodiges Que la fable vient nous conter,

A ses héros, à leurs prestiges,

Qu’on ne cesse de nous citer :

Je veux bien croire à ce fier Diomède Q’ui ravit le Palladium;

Aux généreux travaux de l’amant d’Andromède,

A tous ces fous qui bloquaient Ilium :

De tels contes pourtant ne sout crus de personne.

Mais que Maupcou tout seul du dédale des lois Ait su retirer la couronne,

Qu’il l'ait seul rapportée au palais de nos rois :

Voilà ce que je sais, voilà ce qui m’étonne.

J’avoue avec l’antiquité,

Que scs héros sont admirables,

Mais par malheur ce sont des fables,

Et c’est ici la vérité.

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