A MADEMOISELLE DE CHAROLOIS
Peinte en habit de covdelier.
Frère Ange de Charolois,
Dis-nous par quelle aventure
Le cordon de saint François
Sert à Vénus de ceinture ? (3) ' ‘ ,
(a) Ces vers ont été attribués mal h propos à Ferrant
(3) M. de Voltaire sachant qu’on chantait ces vers sur l’air de Robin ture-lure , y ajouta , dit-on , d’antres couplets fort plaisants. Ce portrait donna lieu h beaucoup de plaisanteries; c’était le ton de cette cour ; en voici un échantillon :
Beau saint François, ne souffrez pas Qu'on perce vos mains délicates.
Dites à l'ange : C’est plus bas Qu'il faut appliquer les stigmates.
A MADAME DE
En lui envoyant les Œuvres mystiques de Fénelon.
Quand de la Guion le charmant directeur Disait au monde : Aimez Dieu pour lui^même, Oubliez-vous dans votre heureuse ardeur ,
On ne crut point à cet ampur extrême ;
On le traita de chimère et d’erreur;
On se trompait : je connais bien mon cœur,
Et c’est ainsi, belle Églé, qu,’il vous aime.
A LA MÊME
De votre esprit la force est si puissante,
Que vous pourriez vous passer de beauté ;
De vos attraits la grâce est si piquante ,
Que sans esprit vous auriez enchanté.
Si votre cœur ne sait pas comme on aime ,
Ces dons charmants sont des dons superflus :
Un seutiment est cent fois au-dessus Et de l esprit et de la beauté même.
v . XI.