‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 85 sur 174 · A M. LOUIS RACINE · texte numérisé non relu

A M. LOUIS RACINE

Cher Racine, j’ai lu, dans tes vers didactiques (*) De tou Jansénius les leçons fanatiques :

Quelquefois je t’admire , et ne te crois en rien.

Si ton style me plaît, ton Dieu n’est pas le mien. Tu m’en fais un tyran , je veux qu’il soit un père ; Ton hommage est forcé, mon culte est volouiaire.

(*) Le poeme de la Grâce.

27a POÉSIES MÊLÉES.

Mieux que toi de son sang je reconnais le prix ;

Tu le sers en esclave, et je l’adore en fils.

Crois-moi, n’affecte plus une inutile audace :

Il faut comprendre Dieu pour comprendre sa grâce. Soumettons nos esprits, présentons-lui nos cœurs;

Et soyons des chrétiens et non pas des docteurs.

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