A M. DE LA RAYE
Pardon, beaux vers, la Faye et Polymnie :
Las! je deviens prosateur ennuyeux.
(*) M. le comte de Clermont.
(9) Ces vers paraissent avoir été faits à l’occasion de la belle ode d* M. de la Faye en faveur de la poésie, contre le sentiment de la Motte- Houdart,que M. de Voltaire n’avait combattu qu’en prose dans les lettres qui se trouvent il la suite de la tragédie d'OEdipe.
Non , ce n’était qu’en langage des Dieux Qu’il eût fallu parler de l’harmonie. Donnez-le-moi cet aimable génie,
Cet art charmant de savoir enfermer Un sens précis dans des rimes heureuses, Joindre aux raisons, des grâces lumineuses; En instruisant, savoir se faire aimer;
. A la dispute , autrefois si caustique,
Oter son air pédantesque et jaloux;
Être à la fois juste, sincère et doux ,
Ami, rival , et poète et critique 1 A ce grand art vainement je m’applique , Heureux la Faye , il n’est donné qu’à vous.