‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 91 sur 174 · A M. DE LA RAYE · texte numérisé non relu

A M. DE LA RAYE

Pardon, beaux vers, la Faye et Polymnie :

Las! je deviens prosateur ennuyeux.

(*) M. le comte de Clermont.

(9) Ces vers paraissent avoir été faits à l’occasion de la belle ode d* M. de la Faye en faveur de la poésie, contre le sentiment de la Motte- Houdart,que M. de Voltaire n’avait combattu qu’en prose dans les lettres qui se trouvent il la suite de la tragédie d'OEdipe.

Non , ce n’était qu’en langage des Dieux Qu’il eût fallu parler de l’harmonie. Donnez-le-moi cet aimable génie,

Cet art charmant de savoir enfermer Un sens précis dans des rimes heureuses, Joindre aux raisons, des grâces lumineuses; En instruisant, savoir se faire aimer;

. A la dispute , autrefois si caustique,

Oter son air pédantesque et jaloux;

Être à la fois juste, sincère et doux ,

Ami, rival , et poète et critique 1 A ce grand art vainement je m’applique , Heureux la Faye , il n’est donné qu’à vous.

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