‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 94 sur 174 · A M. DE FORCALQUIER · texte numérisé non relu

A M. DE FORCALQUIER

Qui avait eu ses cheveux coupés par un boulet de canon au siège de Kehl.

Des boulets allemands la pesante tempête A, dit-on, coupé vos cheveux :

Les gens d’esprit sont fort heureux Qu’elle ait respecté votre tête.

POÉSIES M ÊLÉE S.

On prétend que César, le phénix des guerriers, N’ayant plus de cheveux, se coiffa de lauriers.

Cet ornement est beau , mais n’est plus de ce monde.

Si César nous était rendu ,

Et qu’en servant Louis il eût été tondu ,

11 n’y gagnerait rien qu’une perruque blonde.

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