‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 138 sur 175 · A M. DE CHENEVIÈRES · texte numérisé non relu

A M. DE CHENEVIÈRES

Sur une folie pièce de vers qu'il appelait les sept péchés

mortels.

Vous êtes dans la saison

Des plus aimables faiblesses :

Puissiez-vous servir vos maîtresses Comme vous servez Apollon !

Entre des vers et vos Lisettes Goûtez le destin le plus doux :

Votre confesseur est jaloux Des jolis péchés que vous faites.

AU MÊME

Vo.us possédez la langue de Cythère.

Si vos beaux faits égalent votre voix , Vous êtes maître en l'art divin de plaire.

En fait d'amour, il faut parler et faire.

Ce dieu fripon ressemble assez aux rois ; Les bien servir n'est pas petite affaire.

Hélas ! il est plus aisé mille fois De les chanter que de les satisfaire.

A MADAME LA MARQUISE DE CHAUVELIN, Dont 1 époux avait chanté les sept péchés mortels.

Les sept péchés que-mortels on appelle

furent chantés par monsieur votre époux ;

Pour l'un des sept nous partageons son zèle , ,

Et pour vous plaire on les commettrait tous.

C'est grand'pitié que vos vertus défendent

Le plus chéri , le plus digne de vous,

Lorsque vos jeux malgré vous le demandent.

glu.

Page 1