‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 145 sur 175 · COUPLETS D'UN JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

COUPLETS D'UN JEUNE HOMME

Chantés à Fernev, le 1 1 auguste 1765, veille de sainte Glaire,

à mademoiselle Glairon.1 '

Sur l'air : Annette h i'élge de quinze ans.

Dans la grand'ville de Paris On se lamente , on fait des cris ; Le plaisir n'est plus de saison.

La comédie

N'est plus suivie,

Plus de Clairon.

Melpo mène et le dieu d'Amour, La conduisirent tour à tour ; En France elle donne le ton.

Paris répète : .

Que je regrette

Notre Clairon !

Dès qu'elle a para parmi nous, Nos bergers sont devenus fous ; Tircis vient de quitter Fanchon.

S3| POÉfiltt M^LÉE*.

Si l'infidèle Laisse sa belle, Cest pour Clairon.

Je suis à peine en mon printemps, Et j'ai déjà des sentiments :

Vout êtes un petit fripon.

Sois-bien discrète,

La faute est faite ,

J'ai vu Clairon.

Clairon , daigne accepter nos fleurs , Tu vas en ternir les couleurs; Ton sort est de tout effacer.

La rose expire ;

Mais ton empire

Ne peut passer.

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