CXCVII
Croyez-moi, je renonce à toutes les chimères
Qui m'ont pu séduire autrefois.
Les faveurs du public et les faveurs des rois
Aujourd'hui ne me touchent guères.
Le fantôme brillant de l'immortalité Ne se présente plus à ma vue éblouie.
Je jouis du présent, j'achève en paix ma vie
Dans le sein de la liberté :
Je l'adorai toujours et lui fus infidèle.
J'ai bien réparé mon erreur ;
Je ne connais le vrai bonheur
Que du jour que je vis pour elle.