‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 165 sur 175 · A M. LE KAIN · texte numérisé non relu

A M. LE KAIN

Acteue sublime et soutien de la scène, Quoi ! vous quittez votre brillante cour, Votre Paris, embelli par sa reine !

De nos beaux arts la jeune souveraine Vous fait partir pour mon triste séjour!

On m'a conté que souvent elle-même , Se dérobant à la grandeur suprême, Sèche en secret les pleurs des malheureux ; Son moindre charme est , dit-on , d'être belle. Ah ! laissons là les héros fabuleux ; Il faut du vrai, ne parlons plus que d'elle.

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