‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de Voltaire (volume 3)Chapitre 85 sur 175 · A MADAME DE FLAMARENS · texte numérisé non relu

A MADAME DE FLAMARENS

'Qui avait brûlé son manchon parce qu'il n était plus à la mode.

Il est une déesse inconstante , incommode , Bizarre dans ses goûts , folle en ses ornements , Qui paraît , fuit , revient et naît en tous les tempfr: Protée était son père , et son nom est la Modem Il est un Dieu charmant, son modeste rival, Toujours nouveau comme elle , et jamais inégal, Yif sans emportement , sage sans artifice :

Ce dieu, c'est le Mérite. On l'adore dans vous. Mais le Mérite enfin peut avoir un caprice ; Et ce-dieu si prudent, que nous admirions tous, A ta Mode à son tour a fait un sacrifice.

Vous que pour Flamarens nous voyons soupirer ,

Vous qui redoutez sa sagesse ,

Amants , commencez d'espérer ; Flamarens vient enfin d'avoir une faiblesse.

POÉSIES MÊLÉES. 36g

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