‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 134 sur 142 · CCXIII. A M. LE K AIN · texte numérisé non relu

CCXIII. A M. LE K AIN

A c t e u r sublime , et sou tien de la scene ,

Quoi ! vous quittez votre brillante cour,

Votre Paris, embelli par sa reine !

De nos beaux arts la jeune souveraine Vous fait partir pour mon triste séjour!

On m’a conté que souvent elle-même ,

Se dérobant à la graudeur suprême,

,4 POÉSIES MELÉES.

Seclie en seeret les plenrs des mallienreux : \ v Son moindre charme est, dit-on , d’è^e belle. . Ah î laissons là les héros fabuleux :

Il faut du vrai, ne parlons plus que d’elle.

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CCXIV.t A M. NECKER, directeur général des finances., ( 1777.)

O x vous damne comme hérétique ; On vous danme bien autrement Ponr votre plan économique ,

Fruit du génie et du talent:

Mais ne perdez point l’espérance , Allez toujours à votre but Eu réformant notre finance. 1 On ne peut manquer son salut, Quand on fait celui de la France.

CCXt. A M. le pm»c%DE LIGNE.

Sous un vieux chêne un vieux hibou Prétendait aux dons du génie ;

Il fredonnait dans son vieux trou Quelques vieux airs sans harmonie :

Un charmant cygne, au cou d’argent.

Aux sons remplis dè~mélodie ,

Se fit entendre au chat-huant.

Et le triste oiseau sur-le-champ Mourut , dit-on , de jalousie.

Non, beau cygne, c’est trop mentir; lin ’avait pas tant de faiblesse :

Il eut expiré de plaisir,

Si ce n’eût été de vieillesse.

POÉSIES MELÉES.

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