CCXIII. A M. LE K AIN
A c t e u r sublime , et sou tien de la scene ,
Quoi ! vous quittez votre brillante cour,
Votre Paris, embelli par sa reine !
De nos beaux arts la jeune souveraine Vous fait partir pour mon triste séjour!
On m’a conté que souvent elle-même ,
Se dérobant à la graudeur suprême,
,4 POÉSIES MELÉES.
Seclie en seeret les plenrs des mallienreux : \ v Son moindre charme est, dit-on , d’è^e belle. . Ah î laissons là les héros fabuleux :
Il faut du vrai, ne parlons plus que d’elle.
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CCXIV.t A M. NECKER, directeur général des finances., ( 1777.)
O x vous damne comme hérétique ; On vous danme bien autrement Ponr votre plan économique ,
Fruit du génie et du talent:
Mais ne perdez point l’espérance , Allez toujours à votre but Eu réformant notre finance. 1 On ne peut manquer son salut, Quand on fait celui de la France.
CCXt. A M. le pm»c%DE LIGNE.
Sous un vieux chêne un vieux hibou Prétendait aux dons du génie ;
Il fredonnait dans son vieux trou Quelques vieux airs sans harmonie :
Un charmant cygne, au cou d’argent.
Aux sons remplis dè~mélodie ,
Se fit entendre au chat-huant.
Et le triste oiseau sur-le-champ Mourut , dit-on , de jalousie.
Non, beau cygne, c’est trop mentir; lin ’avait pas tant de faiblesse :
Il eut expiré de plaisir,
Si ce n’eût été de vieillesse.
POÉSIES MELÉES.