XXI. A Mademoiselle
qui avait promis un baiser à celui qui ferait les meilleurs vers pour sa fête.
(^uoi ! pour le prix des vers accorder au vainqueur D’un baiser la douce caresse !
Céphise , quelle est votre erreur !
Yous donnez à l’esprit ce qui n’est dû qu’au cœur. ‘ Un baiser fut toujours le prix de la tendresse, )
Et c’est à l’amour seul qu’en appartient le don;
Les habitants du Pinde en leur plus grande ivresse IVont jamais espéré qu’un laurier d’Apollon.
Des vers à mes rivaux je cede l’avantage;
Ils riment mieux que moi , mais je sais mieux aimer î Q ue le laurier soit leur partage;
Et le mien sera le baiser.
POÉSIES MELÉES.