‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 53 sur 142 · XXI. A Mademoiselle · texte numérisé non relu

XXI. A Mademoiselle

qui avait promis un baiser à celui qui ferait les meilleurs vers pour sa fête.

(^uoi ! pour le prix des vers accorder au vainqueur D’un baiser la douce caresse !

Céphise , quelle est votre erreur !

Yous donnez à l’esprit ce qui n’est dû qu’au cœur. ‘ Un baiser fut toujours le prix de la tendresse, )

Et c’est à l’amour seul qu’en appartient le don;

Les habitants du Pinde en leur plus grande ivresse IVont jamais espéré qu’un laurier d’Apollon.

Des vers à mes rivaux je cede l’avantage;

Ils riment mieux que moi , mais je sais mieux aimer î Q ue le laurier soit leur partage;

Et le mien sera le baiser.

POÉSIES MELÉES.

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