‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 55 sur 142 · XXIX. A Mabàme DE FLAMARENS · texte numérisé non relu

XXIX. A Mabàme DE FLAMARENS

qui avait brûlé son manchon parcequ’il n’était plus à la mode.

ï t, est une déesse inconstante, incommode , Bizarre dans ses goûts, folle en ses ornements,

Qui parait, fuit, revient, et naît en tous les temps: Protée était son pere, et son nom est la Mode,

Il est un dieu charmant, son modeste rival.

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Tonjours nouveau comme elle , et jamais inégal ,

Vif sans emportement , sage sans artifice :

Ce dieu, c’est le Mérite. On l’adore dans vous.

Mais le Mérite enfin peut avoir un caprice ;

Et ce dieu si prudent que nous admirions tous,

A la Mode à son tour a fait un sacrifice.

Vous que pour Flamarens nous voyons soupirer, Vous qui redoutez sa “sagesse.

Amants, commencez d’espérer; *

Flamarens vient enfin d’avoir une faiblesse.

INSCRIPTION pour l’urne qui renferme les cendre» du manchon.

Te fus manclion, je sais cendre légère:

flamarens me bràia, je l’ài pu mériter;

Et l’on doit cesser d’exister Quand on commence à lui déplaire.

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