XXXV. A M. BERNARD
M a muse épique, historique, et tragique.
Sur un vieux luth qu’il faut monter toujours. S’eu va raclant quelque air mélancolique;
. Ton flageolet enchante les Amours.
Lorsqu’Apollon régla notre apanage Il nous dota de présents inégaux;
•T’eus les sifflets, les tourments , les travaux;
Toi ,les plaisirs. Garde bien ton partage.
•-* xxxyi.. A M. LOUIS RACINE.
vjher Racine , j 'ai lu dans tes vers didactiques * < De ton Jansénius les leçons fanatiques.
POÉSIES MELÉES. 167
Quelquefois j e t’admire, et ne te crois en rien.
Si ton style me plaît , ton Dieu n’est pas le mien :
Tu m’en fais un tyran, je veux qu’il soit un pere ; Ton hommage est forcé, mon cnlte est volontaire: Mieux que toi de son sang je reconnais le prix ;
Tu le sers eu esclave , et je l’adore en fils.
Crois-moi, n’affecte plus une inutile audace :
Il faut comprendre Dieu pour comprendre sa grâce. Soumettons nos esprits, présentons-lui nos cœurs; Et soyons des chrétiens , et non pas des docteurs.