XLII. Vers de M. de Formoict À M. de Voltaire
A s s 1 s devant votre pupitre Avec votre plume j’écris.
Cela semble d’abord un titre Pour façonner des vers polis ;
Aussi je voulais vous en faire :
Mais Apollon m’a reconnu ;
J’eus beau vouloir vous contrefaire ,
De lui je n’ai rien obtenu.
Je vois trop que c’est temps perdu.
Et qu’il ne répond qu’à Voltaire.
Réponse.
Oit m’a conté (l’on m'a menti peut-être) Qu’Apelle un jour vint entre cinq et six Confabuler chez son ami Zeuxis ;
7 o POÉSIES MELÉES.
> Mais, ne trouvant personne en son tandis, . Fit sans billet sa visite connaître.
Sur un tableau par Zeüxis commencé Un simple trait fut hardiment tracé.
Zenxis revint; puis, en voyant paraître Ce trait léger et pourtant achevé,
Il reconnut son maître et son modèle.
Ne suis Zenxis, mais chez moi j’ai trouve Des traits formés de la main d’un Apelle.