L XX XVII. A LA MEME
lYton cœur est pénétré de tout ce qui vous touche ; Dé la félicité je vous fais des leçons;
Mais je suis peu savant ; un mot de votre bouche Vaut bien mieux que tous mes sermons.
POÉSIES MELÉES.v i8y
LXXUVIII. A M. CLOZIER,
qui avait envoyé à l’auteur un poème sur la grâce.
Lorsque vous me parlez des grâces naturelles ' Du héros vôtre commandant.
Et de la déité qu’on adore à Bruxelles ,
C’est un langage qu’on entend.
La grâce du Seigneur est bien d’une antre espece : Moins vous nous L’expliquez , plus vous en parlez bien,: Je l’adore , et n’y comprends rien.
L’attendre et l’ignorer, voilà notre sagesse.
Tout dooteur, il est vrai, sait le secret de Dien ;
Elus de l’autre monde, ils sont dignes d’envie.
Mais qui vit auprès d’Emilie ,
Ou bien auprès de Richelieu ,
Est un élu de cette vie.
L XX XIX. Sur le mariage du fils du doge de Venise avec la fille d’un ancien doge.
V e rr i s e et la mere d’ Amour Naquirent dans le sein de l’onde ;
Ces deux puissances tour à tour Ont été la gloire du monde :
C’est pour éterniser un triomphe si beau
Qu’au jourd’hui l’Amonr sans baudeau Unit deux cœurs qu’il favorise ; ✓ *
« Et c’est un triomphe nouveau Et pour Vénus et pour Venise.
POÉSIES MELÉES.
X C. L’ÉPIPHANIE DE 174 fi * *
Stuart, chassé par les Anglais ,
Dit son rosaire en Italie ;
Stanislas , ex-roi polonais ,
Fume sa pipe en Austrasie;
L'empereur , chéri des Français Vit à l’auberge en Franconie :
La belle reine des Hongrais Se rit de cette épiphanie.
VVVWfc.WVVVVVV».\^
X C I. S\ir le seriu de mademoiselle de Richelieu.
J 'appartiens à l’Amour ; non . j’appartiéns aux Grâces ; *
Non , j’appartiens à Richelieu :
L’nn dans ses yeux ,les autres sur ses traces ,
A la méprise ont donné lieu,