CXIX. A M. D’ARNAUD
qui lui avait adressé des vers très flatteurs.
M on cher enfant, tous les rois sont loués , Lorsque l’on.parle à leur personne ;
Mais ces éloges qu’on leur donne Sont trop souvent désavoués. • * • J’aime peu la louange , et je vous la pardonne ;
Je la chéris en vous puisqu’elle vient' du cœur.
Tos vers t ne sont pas d’un flatteur ;
Vous peignez mes deVoirs , ét me faites connaître , Non pas ce que je suis , mais ce que je dois être. Poursuivez , et croissez en grâces , en vertus :
Si vous me louez moins , je vous louerai bien plus.