‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 92 sur 142 · CXIX. A M. D’ARNAUD · texte numérisé non relu

CXIX. A M. D’ARNAUD

qui lui avait adressé des vers très flatteurs.

M on cher enfant, tous les rois sont loués , Lorsque l’on.parle à leur personne ;

Mais ces éloges qu’on leur donne Sont trop souvent désavoués. • * • J’aime peu la louange , et je vous la pardonne ;

Je la chéris en vous puisqu’elle vient' du cœur.

Tos vers t ne sont pas d’un flatteur ;

Vous peignez mes deVoirs , ét me faites connaître , Non pas ce que je suis , mais ce que je dois être. Poursuivez , et croissez en grâces , en vertus :

Si vous me louez moins , je vous louerai bien plus.

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