‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 95 sur 142 · CIXVI. AU ROI DE PRUSSE. C · texte numérisé non relu

CIXVI. AU ROI DE PRUSSE. C

Les lauriers d’Apollon se fanaient sur la terre;

Les beaux arts languissaient ainsi que les vertus ;

La Fraude aux yeux menteurs, et l’aveugle Plutus, Entre les mains des rois gouvernaient le tonnerre ; La Nature indignée éleve alors la voix :

«Je veux former , dit-elle , un régné heureux et juste; « Je veux qu’un héros naisse , et qu’il joigne à la fois « Les talents de Virgile et les vertus d’ Auguste « Pour le bonheur du monde et l’exemple des rois.» Elle dit, et du ciel les Vertus descendirent,

Tout le Nord tressaillit, tout l’Olympe accourut Les myrtes , les lauriers , les palmes reverdirent ,

Et Frédéric parut.

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