‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées, de VoltaireChapitre 97 sur 142 · CXXIX. A Madame ea princesse ULRIQUE DE PRUSSE · texte numérisé non relu

CXXIX. A Madame ea princesse ULRIQUE DE PRUSSE

depuis reine de Suede.

S ou v e itt un peu de vérité Se mêle au plus grossier mensonge :

Cette nuit, dans l’erreur d’un songe,

Au rang des rois j’étais monté.

Je vous aimais , princesse , et j’osais vous le dire ! Les dieux à mon réveil ne m’ont pas tout oté ;

Je n’ai perdu que mon empire.

, CXXX. PLACET pour un homme à qui le roi de Prusse devait de l’argent.

Grand roi, tous vos voisins vous doivent leur estime, Vos sujets vous doivent leurs cœurs;

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Yous recevez par-tout un tribut légitime

D'amour, de respect, et d’honneurs.

Chacun doit son hommage à votre ardeur guerriere. O vous qui me devez quelques mille ducats,

Prince, si bien payé de la nature entière ,

Pourquoi ne me payez- vous pas?

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