LE DESIR
Possesseur de trésors et lassé de ses biens, un Persan • se coucha sous un arbre dans ses jardins.
En sentant le vent rapide frôler son visage, il souhaita l'agilité du vent.
Perché sur une branche un oiseau chanta divinement, il envia le chant cristallin de l'oiseau.
Un papillon, posé sur une corolle éclatante, rivalisait de beauté avec elle et le maître de tant de richesses convoita la fragile parure du papillon et de la fleur.
Maïs, comme ce sont \k choses qui ne se paient, cet opulent mortel sentit plus que jamais la vanité de sa fortune.
Rentré clans son palais, il distribua ses biens pour aller viv^re, humble et sage, au milieu des splendeurs de la nature et dans 1 admiration de son perpétuel désir.
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