‹ Contes et Apologues Indiens. Tome SecondChapitre 24 sur 47 · LE FEU ET LE BOIS SEC · texte numérisé non relu

LE FEU ET LE BOIS SEC

( DéraciDez les désirs. )

Un jour un feu violent fit un -pacte avec une multitude de bois secs, et il fut convenu que, dans sept jours, ils sè livreraient un grand combat. Tous les boiss secs, toutes les branches et les feuilles se réunirent et s’amoncelèrent à la hauteur du Soumêrou.

Le feu avait un ami intime qui lui dit :

« Pourquoi ne pas vous préparer et ne

point chercher une multitude d’auxiliaires?

Ces bois secs sont fort nombreux et vous êtes tout $eul ! Comment pourrez-vous leur

tenir tête?

— Quoique mes ennemis soient nombreux, lui repartit le feu, mes seules forces suffisent pour leur résister; je n’ai pas besoin de partisans ni d’auxiliaires. »

Ce conte renfçrme un sens profond ; il veut dire que le feu des passions n’a pas besoin d’auxiliaires, et suffit seul pour détruire les hommes.

( Extrait de l’ouvrage intitulé : Ta-/ang-tangta-tsi'king , livre IX. )

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