‹ Contes et nouvelles de La FontaineChapitre 127 sur 144 · III. COLIN · texte numérisé non relu

III. COLIN

Colin, faisant préparer sa maison Pour recevoir son épousée, Trouva sa servante Alison An plaisir de l'amour fortement disposée. Sans perdre le temps à songer, II se servit de l'heure du berger, Et commençoit l'amoureux badinage, Quand sa mère, arrivant, le surprit sur le fait, Et lui dit : « Insolent ! Ce soir, à ton souhait ,

N/ auras-tu pas un joli pucelage? »

Colin, sans s'étonner, dit : « Ma mère, tout beau! Ne vous mettez pas en colère :

Je ne gâte point le mystère , J'aiguise seulement pour ce soir mon couteau. »

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