‹ Contes et nouvelles en vers (volume 2)Chapitre 80 sur 93 · LE GASCON · texte numérisé non relu

LE GASCON

Par le même Auteur*

E foupçonne fort une hiftoire^

Quand le héros en eft T Auteur, L’amour-propre & la vaine gloire Rendent foüveût l’homme vanteur.

On fait toujours fi bien fou compte.

Qu’on tire de l’honneur de tout ce qu’on raconte:

A ce propos un Gafcon l’autre jour ;

A tablé, au cabaret, avec un camarade.

De gafeonnade en gafcorinade.

Tomba fur fes exploits d’amour.

Dieii fçait fi là-deflus il en avoit à dire.

Une grofîe fervante à quatre pas delà,

Prêtoit l’oreille à tout cela,

Et faifoit de fon mieux pour s’empêcher de rire, A l’entendre conter il n’étoit dans Paris j De Cloris ,

Dont il ne connût la ruelle,

Dont il n’eût eu quelques faveurs.

Son air étoit le trébuchet des coeurs.

Il aimoit celle-là , parce qu’elle étoit' belle;

Celle-ci payoit fes douceurs ,

Il avoit chaque jour des garnitures d’elle»

De plus s’il étoit fort heureux ,

Il n’étoit pas moins vigoureux.

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