‹ Contes et nouvelles en versChapitre 34 sur 63 · LE BAISER RENDU · texte numérisé non relu

LE BAISER RENDU

Guillot paiïoit avec fa mariée.

Un gentilhomme, à fon gré la trouvant, Qui t'a, dit-il, donné telle époufée?

Que je la baife, à la charge d'autant. Bien volontiers, dit Guillot à l'inftant : Elle efl, monfieur, fort à votre fervice. Le monfieur donc fait alors fon office En appuyant. Perronnelle en rougit.

Huit jours après, ce gentilhomme prit Femme à fon tour : à Guillot il permit Même faveur. Guillot tout plein de zèle, Puifque, dit-il, monfieur efl fi fidèle, J'ai grand regret, &je fuis bien fâché Qu'ayant baifé feulement Perronnelle Il n'ait encore avec elle couche.

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