‹ Contes et nouvelles litérairesChapitre 11 sur 62 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Tou-'àn-kou , ministre de la guerre, arrive sur le théâtre , suivi de soldats ; il raconte qu'il est le général en chef du royaume de Tsin , Vami et le confident du roi Ling-kou , et qu'il est l'ennemi de Tchao-tun , autre favori du roi Ling-kou.

J'ai constamment l'idée de tuer Tchao-tun, mais jusqu'à présent je n'ai pu le faire tomber sous mes coups. Je lui ai cnvojé un esclave, qui a mieux aimé se tuer lui-même que d'obéir à mes ordres; je lui ai envoyé un chien, appelé Chin'-ao, qui ne l'a pas déchiré. A présent il faut que je fasse mourir Tchao-so , le fils de Tchao-tun. Pour cela j'ai contrefait un décret du roi, et j'ai envoyé un messager^DOur porter de sa part à Tchao - so une corde, du vin empoisonné et un poignard, avec ordre de choisir et de se donner la mort. Pour extirper une plante, il faut extirper ses racines. ( // sort. )

Tchao-so arrive avec la princesse , son épouse.

Je m'appelle Tchao-so ; Tou-'an-kou le ministre veut ma mort. Princesse, écoutez : vous êtes

maintenant enceinte ; si vous accouchez d'un fils, je le nomme Tchao-chi-kou-eul (l'orphelin delà famille de Tchao), afin que, devenu grand, il venge les injures de son père et de sa mère.

le messager arrive.

Voici les ordres du roi: [il lit)

«Parce que toute ta maison est dépourvue de

« lojauté et de piété filiale, que tu as trompé

« ton souverain et violé les lois de l'Etat, j'ai fait

« exterminer sans distinction de rang, toutes les

« personnes de ta maison; mais ce châtiment ne

« suffit pas à tes crimes. Cependant, comme tu

« es mon gendre, je ne puis souffrir qu'on le

« donne la mort. Je l'envoie trois présens : choi-

« sis et meurs. »

A cet ordre Tchao-so se donne la mort; on l'emporte.

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