A la porte
Dessus le soir, pour rameur de sa mie, Devant son huis la petite chanson.
tllAaoT, Ballades, i, t. II, p. 231, édit. nsi, ln-12.)
Car s'en aller, comment auroient-ils tait? Ils n'avoient pas le pied hors de la chambre Que l'épouK entre, et voit au feu le membre' Accompagné de maint et maint pigeon; L'un au hâtier*, les autres au chaudron. « Oh! oh! dit-il, voilà bonne cuisine ! Qui traitez-vous? — Alis, notre voisine, Reprit l'épouse, et Simonette aussi.
Loué soit Dieu qui vous ramène ici 1 La compagnie en sera plus complète.
Madame Alis, madame Simonette, N'y perdront rien. Il faut les avertir Que tout est prêt, qu'elles n'ont qu'à venir: J'y cours moi-même. » Alors la créature Les va prier. Or, c'étoient les moitiés De nos galants et chercheurs d'aventure, Qui, fort chagrins de se voir enfermés, Ne laissoient pas de louer leur hôtesse De s'être ainsi tirée avec adresse De cet apprêt. Avec elle à l'instant Leurs deux moitiés entrent tout en chantant. On les salue, on les baise, on les loue De leur beauté, de leur ajustement ; On les contemple, on patine, on se joue. Cela ne plut aux maris nullement.