‹ ContesChapitre 180 sur 193 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

JOCON D E.

Joconde, comédie en un acte, en prose, par Fagau, représentée le 5 décembre 17ZiO au Théâtre-Français.

A-stolpîie, roi de Lombardie, et Jocoade, son compagnon de bonnes fortunes, ont parcouru différ.:;atescontréQi sans avoir trouve une femme insensible. Déjà leur fameu.x livre est à peu près rempli; il y reste tout au plus de quoi placer treis noms. L'hôtellerie où ces aventuriers sont descendus renferme par hasard trois soeurs vqu'on leur dit être inaccessibles à la fleurette. Astolphe fixe le temps de leur défaite. Marcelle paraît, c'est l'aînée des trois sœurs; elle a déjà été mariée, et affecte de mépriser le mariage. Le sort a décidé que Joconde parlerait le premier: il offre à Marcelle de partager avec elle ses richesses, pour avoir le titre de son époux sans mâme en avoir les droits. Marcelle y consent sous cette condition, et bientôt elle n'en exige plus aucune. Suzon est une petite fille acariâtre, les douceurs d'Astolphe ne pai-alssent pas H toucher; mais il la loue; de plus, il offre do l'épouser et de la faire briller à la cour; Suzon s'adoucit. Enfin Glorinde, la troisième sœur, est une sorte de philosophe qui ne quitte point Matasio, pédant de profession. Le roi, déguisé, parle sentiment à Glorinde, et cependant lui glisse au doigt un diamant de priï; il donne une rich-e tabatière à Mutasio,qui la reçoit. Glorinde s'attendrit, et Joconde va écrire son nom

sur le livre où sont déjà ceux de Suzon et de Marcelle. Les trois sœurs se l'cunissent; elles trouvent sous leurs mains le livre fatal où leurs noms sont inscrits, et l'erreur où elles étaient se dissipe. Enfin Astolphe reparaît, se fait ronnaître, et ordonne aux trois sœurs d'épouser chacune un des amants qu'elles avaient rebutés jusqu'alors.

Joconde, opéra-comique en deux actes, par Charles Collé; joué en société, en 1757.

Joconde, opéra français, en trois actes, représenté le \[x septembre 1790 au théâtre de Monsieur. Paroles de Desforges, musique de Jadin.

Astolphe et Joconde arrivent dans une hôtellerie. Voyant que le livre qui renferme la liste de leurs galants exploits ne peut plus contenir qu'un seul nom, ils s'avisent, pour couronner leurs travaux amoureux, de jeter les yeux sur la fille de l'hôtesse. Cette jeune personne se divertit à leurs dépens, et, d'accord avec la femme d'Astolphe et celle de Joconde, qui courent l'une et l'autre après leurs maris afin de leur prouver qu'elles sont innocentes, finit par donner à ces deux conquérants un rendez-vous nocturne. Elle met à cette démarche une condition, c'est qu'elle ne favorisera que celui qui fera entendre les plus doux chants. Sûrs de la victoire, Astolphe et Joconde tirent au sort à qui attaquera le premier un cœur qu'ils regardent comme tout neuf. Mais elle profite de l'o'ascurité pour écouter un valet qui l'entretiept de son amour, en imitant alternativement la voix d'Astolphe et de Joconde, lesquels, ayant juré de ne parler que chacun à leur tour, gardent pendant ce temps-là le silence. Les deux galants n'ont pas plus tôt découvert cette supercherie qu'ils renoncent à leur vie errante, et se raccommodent avec leurs femmes, dont ils avaient mal à propos soupçonné la fidélité.

Joconde, opéra en vaudevilles, en deux actes, par M. Léger; au théâtre du Palais, 1793.

Joconde, ou les Coureurs d'avenhires, opéra-comique en trois actes. Paroles d'Etienne, musique de Nicole. 181/i.

KICHARD .MINLTOLO.

Richard Minulolo, comédie en un acte, en prose, par Antoine Houdard de La Motte, représentée en 1726.

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