LA GAGEURE DES TROIS COMMERES
Les Trois Commères, opéra-comique en trois actes, avec un prologue, par Lesage, d'Orneval et Piron ; joué en 17^23, a la foire Saint-Germain, par la troupe de Restier.
Le Poirier, opéra-comique en un acte, en prose, de Vadé; joué à la foire Saint-Laurent le 7 août 1752.
Lubin, l'iche fermier, est entré, sous le nom de Pierrot, au service de M. Thomas, afin de pouvoir être à portée de déclarer son amour à Claudine, pupille de ce vieillard. Mais ce vieux tuteur, qui a des prétentions sur Claudine, l'obsède sans cesse et ne lui a pas encore pci-mis de se découvrir. Il est reconnu par Biaise, pêcheur, qui apporte du poisson pour la noce du vieux Thomas avec sa pupille. Biaise conseille à Pierrot d'enlever Claudine et de la conduire chez M. de Bonsecours, sefgneur de son village, qui, se trouvant en procès avec M. Thomas, ne manquera pas de le protéger. Lucetto, sœur de Claudine, est une petite espiègle qui se plaît à désoler les deax amants. Thomas arrive. Claudine, îiffligce par la crainte d'être séparée de Pierre, lui avoue son penchant. îl la rnssurc et lui dit de feindre seulement de désirer dans un instant du fruit d'un poirier qui se trouve près d'eux. Pierrot va chercher une échelle qu'il apporte, et monte sur l'arbre. Lorsqu'il y est monté, il feint de voir Thomas caressant Claudine. Celui-ci, après s'être bien fait répéter cette vision, à laquelle il ne peut croire, pense enfin que c'est l'efiet de quelque erichantement. Il y monte à son tour pour s'en éclaircir. Il a bientôt lieu d'être convaincu de ce que lui a dit Pieri'ot, parce que celui-ci exécute avec Claudine ce qu'il a feint de voir de la part de Thomas, qui redescend enchanté de cette découverte dans l'espérance de tirer beaucoup d'argent di; son arbre. II on est si content qu'il y remonte encore. Mais, pour celte fois, Claudine, que
Pierrot a enfin persuadée, se décide à suivre son amant, qui se sauve avec elle après avoir tiré l'échelle. Thomas s'applaudit de plus en plus. Mais la petite Lucette vient lui découvrir tout ce qui se passe, et se moque de lui. Biaise achève de le désespérer par ses plaisanteries. Claudine et Pierrot reviennent bientôt, conduits par M. de Bonsecours, qui menace de ruiner M. Thomas s'il ne consent au mariage de sa pupille avec PieiTot. Il accorde à la crainte ce qu'il refusait à la raison, et les doux amants sont unis.
LE CALENDniEK DES VIEILLARDS.
Le Calendrier des Vieillards, comédie en un acte, en p; jse, par Houdard de La Motte, de TAcadémie française; imprimée dans le tome V de ses Œuvres.
Le Calendrier des Vieillards, opéra-comique en un acte, par Bret et La Cliassaiijne; représenté à la foire Saint-Germain le 7 avril 1753.
Richard de Quinzica avait eu chez lui une jeune pupille nommée Bartholomée, qu'il avait élevée avec soin dans l'intention de l'épouser. Il ne la laissait jamais sortir, trouvant toujours, dans son calendrier, des raisons de mauvais temps pour la retenir à la maison. Cependant, par un beau jour, il était allé avec elle se promener en bateau sur la mer. Un corsaire les avait aperçus, et avait enlevé Bartholomée. Richard offrit une grosse somme d'argent pour la ravoir; mais Bartholomée, qui avait pris du goût pour le corsaire, jeune et bien ''ait, ne se souciait point de revenir avec Richard. Pagamin (c'est le nom du corsaire) avait aussi conçu de l'amour pour la pupille, et, pensant à la française, il répondit à Richard qu'il ne demmdait point d'argent pour la rançon de Bartholomée si elle consentait à s'en retourner; mais que, si elle aimait mieux rester, il la retiendrait. Ce fut à la pupille de s'expliquer ; elle le fit en faveur de Pagamin, et le vieillard fui renvoyé.
Pagamin, ou le Cale?idrier des Vieillards, opéra-comique en un acte, de Sedaiiie, musique de Berardo Porta, représenté en 1792, au théâtre des Amis de la Patrie, ci-devant théâtre de la rue Louvois.
Le Calendrier des Vieillards, imitation de La Fontaine, en un acte, du citoyen Deprès, représentée au théâtre du Vaudeville, en 1793.
Le Calendrier des Vieillards, comédie-vaudeville, en un acte, par Paul de Kock, représentée pour la première fois sur le théâtre de l'Ambigu-Comique, le 12 avril 1826.
A FEMME AVARE GALANT ESCr.OC.
Le Galant Escroc, comédie en un acte, en prose, par Ch. Collé.
Un jeune chevalier, amoureux comme le sont la plupart des héros de roman, aime Sophie, nièce de M. Gasparin, riche financier, d'ailleurs assez hrave homme, mais un peu trop facile. Sophie aime le chevalier autant qu'elle en est aimée, et,, selon les apparerces, elle s'est ahandonnée à. toule sa passion. Sophie hrave les préjugés; elle alnie, elle est sûre d'être aimée: peu lui importe le reste. Mais M'""' Gasparin, sa tante, ne veut pas consentir à son mariage avec le chevalier, parce qu'il n'est pas assez riche pour sa nièce. Voilà ce qui inquiète Sophie. Toutefois elle parait, certaine de la fléchir. Elle n'y réussirait pourtant pas sans le secours du comte de Gulphar, parent du chevalier et amant de M"'" Gasparin. Cette dernière, sous le prétexte d'une perte de deux cents louis au jeu, lui a écrit une lettre dans laquelle elle lui demande cette somme. Le comte l'emprunte à M. Gasparin, les remet à M'"* Gasparin en présence du chevalier et de Sophie; et, sous le prétexte d'une quittance, ils se retirent dans le houdoir de M™" Gasparin, et laissent les deux amants. L'histoire ne dit point ce qui s'y passa; mais ce qui est certain, c'est qu'après l'avoir obligée à remettre les deux cents louis à M. Gasparin, de qui il les avait empruntés, le comte sut la forcer à consentir au mariage du chevalier avec Sophie.
ON NR s'avise jamais DE TOUT.
Le Registre inutile, opéra-comique en un acte, avec prologue, par M. Pannard, donné le 2 juin 17/il.
On ne s'avise jamais de tout, opéra-comique en un acte, donné pour la première fois sur le théâtre de la Foire Saint-
430 AlT'lïNDIGE.
Laurent, le IZi septembre 1761. Paroles de Sedaine, musique de Monsigny.
M. Tue, médecin, tuteur et amoureux de Lise, tient celle-ci étroitement renfermée, et donne à Margarita, sa duègne, toutes les leçons possibles pour écarter ses rivaux. Dorval, amant de Lise, qui s'était déjà déguisé la veille en domestique, paraît encore sous le même liabit et vient presser le médecin de se rendre chez un malade. M. Tue, avant que d'y aller, donne à la duègne un livre qu'il a acheté à Florence, à la succession d'un Portugais : il doit. servir tout de suite à ses leçons sur l'éducation de Lise. Mais toutes les lumières des jaloux ne valent pas celles des amants. Dorval, habillé en captif, une chaîne au bras, une longue barbe blanche, un manteau et une guitare, écoute la conversation du docteur, lui demande la charité lorsqu'il en est aperçu; et, apprenant que la duègne va chercher Lise, s'écrie avec transport ;
Je vais te voir, charmante Li-e, etc.
Lise vient avec sa duègne; et, reconnaissant Dorval, elle la prie de s'arrêter un instant. Dorval, pour amuser la duègne, lui fait accroire qu'elle a laissé tomber un louis. La vieille avare le prend et lui permet (le raconter les supplices qu'il a soufferts à Maroc. L'amant saisit ce temps-là pour recommander à Lise de passer sous sa fenêtre. Cependant la clochette sonne pour aller à l'église. La vieille et Lise s'y rendent, mais trop tard. L'amant, qui les voit revenir, vole dans sa chambre pour changer de déguisement. Lise, avertie par son amant, passe sous ses fenêtres. Dorval, déguisé en femme, jette sur elle une boîte de poudre. Il descend précipitamment, contrefait la vieille, leur demande pardon, et promet de réparer le dommage. La duègne, peu fine, lui confie Lise et va chercher d'autres bardes chez le médecin. Pendant ce temps-là, Dorval fait approuver son amour et consentir Lise à le suivre. Le docteur arrive; alors la prétendue vieille, prenant un ton grondeur, la fait entrer chez elle. Margarita revient avec des hardcs, et apprend à M. Tue que sa pupille est renfermée dans la maison. Il devient furieux ; il frappe à la porte, appelle le guoi et crie au feu. Le commissaire arrive, et la garde se met en devoir d'enfoncer la porte. Dorval sort, l'épée à la main, apprend au commissaire son amour, et force M. Tue à lui céder sa maîtresse. Celui-ci se ci'oit trahi par la duègne, mais Dorval lui découvre ses stratagèmes.