LE ROI CANDAULE ET LE MAITRE EN DROIT
Le Maître en droit, opéra-comique, par Quêtant, représenté à Troyes en Champagne, imprimé en 17/i9.
Le Maître en droit, opéra-comique en deuv actes, en vers, représenté le l/i février 1760. Paroles de Lemonnier, musique de Monsigny.
Un Français, nommé Lindor, est venu à Rome pour y faire son droit. 11 y a vu la jeune Lise, que son maître veut épouser et dont il est amoureux. Le docteur n'a de confiance qu'en sa vieille surveillante; mais Lindor espère qu'à forge d'argent il gagnei'a cette femme. D'ailleurs il est aimé de Lise. La jeune personne confie son amour à sa gouvernante et la met dans ses intérêts. Bientôt Lindor arrive au signal que lui fait Jacqueline. Les deux amants se livrent aux iransi)orts de
leur amour et ne se quittent qu'avec promesse de se revoir au rendezvous que la surveillante, gagnée par les présents de Lindor, leurassigne pendant la nuit. Elle compte, en effet, trouver moyen de l'introduire chez le docteur à la faveur d'un déguisement. Lindor consulte son maître sur les moyens de posséder nne jeune beauté qu'il adore et dont il est aimé. L'homme de droit l'instruit des phrases du te:\tc romain qui formellement empêchent la contrainte dans les nœuds du mariage. Le passionné Lindor, ravi de son bonheur, lui avoue que, dans quelques instants, une surveillante doit venir le prendre et l'emmener près de celle qu'il aime. Resté seul sur la scène, le vieux Romain sent naître en lui certain désir, et forme le projet de se faire conduire chez la belle à la faveur de la nuit. La vieille vient, reconnaît son maître à l'aide d'une lanterne sourde, et, sans se déconcerter, le travestit en lui faisant revêtir les habits de femme qu'elle apportait pour Lindor. Jacqueline conduit son maître, les yeux bandés, dans son école de droit. II est berné par ses écoliers, moqué par sa maîtresse; et Lindor lui enlève sa prétendue. Les écoliers fuient dès qu'ils reconnaissent le docteur. Celui-ci, furieux, voit bien qu'il est pris pour dupe, et apprend que sa pupille et Lindor sont unis en vertu de la loi.
Le Maître en droit, opéra-comique en deux actes, en prose, représenté pour la première fois sur le théâtre de la foire Saint-Germain le 13 février t76'2.
LES LLNETrEG.
Les Nym plies de Diane, opéra-comique en un acte, en vaudevilles, par Favart, représenté à la foire Saint-Laurent le '22 septemijre 1755.
Le Tonnelier, opéra-comique en un acte, par Audinot, représenté à la foire Saint-Laurent, 1761. Le même. 1799. Musique de Nicole.
Le tonnelier Martin aime Fanchette, qa'il a élevée, et veut en faire sa femme; mais Fanchette, qui aime un jeune milicien réformé qui travaille et demeure chez Martin, veut faire de lui son époux. Le ton-
nelier soupçonne bientôt l'intelligence des amants; et, naturellement grondeur, il le devient de plus en plus parce que Colin, qui est d'un caractère railleur, ne cesse de l'impatienter par ses quolibets, et de l'interrompre, quand il lui parle, par ses chansons. Martin prend enfin le parti de mettre l'amoureux à la porte. Fanchette en avertit ce dernier; et, comme elle ne veut pas sortir mal de chez son maître, à qui elle a des obligations, Colin lui propose de mettre son oncle Gervais, le meunier, dans leurs intérêts, et de l'engager avenir demander au tonnelier le payement d'un billet qu'il lui doit depuis longtemps, dans l'espoir que, n'ayant pas soit les moyens, soit la volonté de payer, il se prêtera plus facilement h la proposition qu'on lui fera de renoncer à Fanchette. Cependant Martin chasse Colin. Fanchette lui en témoigne son mécontentement; mais il parvient à l'apaiser, l'envoie dans sa chambre pour se coucher et se retire dans la sienne. A peine y est-il entré que Fanchette reparaît dans la boutique pour épier si son amant revient, comme il le lui a promis, avec son oncle. De son côté, Colin rentre dans la boutique à l'aide d'une clef que Martin a oublié de lui ôter, et annonce à Fanchette la prochaine arrivée de l'oncle. La jeune fille est enchantée de cette bonne nouvelle, et retient Colin près d'elle pour lui faire prendre sa part d'un gâteau et d'une bouteille de vin qu'on lui a donnés. Dans cet intervalle survient un ivrogne qui fait un bruit épouvantable, impatiente les jeunes gens, boit leur vin, ren verse en s'en allant le tonneau sur lequel ils mangeaient, et éteint la lumière. Ce tapage éveille Martin ; il se lève et le voilà dans la boatique, d'oîi Fanchette s'est retirée sans être vue. Colin, caché derrière un tonneau, voudrait bien s'échapper aussi; mais le tonnelier l'aperçoit et le force à la retraite. Fanchette arrive aux cris de son maître. Celui-ci lui fait des reproches. Elle lui en fait d'autres sur ses injustes soupçons. Alors seulement Martin, se ressouvenant qu'il a laissé la clef de la boutique à Colin, avoue ses torts à Fanchette et en obtient le pardon. Bientôt il se remet à l'ouvrage et entre dans un cuvier pour le raccommoder.il invite Fanchette à chanter. Fanchette chante en effet. Martin, à chaque couplet, répète le refrain en riant et en s'applaudis- »ant. A la fin de la chanson, il croit entendre quelque bruit; il prête l'oreille, sort la tête du cuvier, et voit l'amoureux Colin baisant la main de Fanchette. l'uiicux, il s'élance et va se précipiter sur Colin pour l'assommer, lorsque le meunier arrive, s'oppose aux eflets de sa colère, et lui demande son argent. Comme on l'avait prévu, notre homme n'a pas de quoi payer. Colin propose de répondre de la dette, mais à con-
dition qu'on lui donnera Fanchette. Martin enrage; mais, ne pouvant mieux faire, il finit par consentir à tout ce qu'on exige. Pour le dédom mager de ce pénible sacrifice, Geivais lui rend son billet. Enfin, surpria autant que flatté de ce trait de générosité, le tonnelier remercie le meunier, l'embrasse, et tout le monde est content.
Le Maçidifique, comédie en deux actes, en prose, par Hoiidard de La Motte; représentée au Théâtre-Français le 11 mai 1731. Cette pièce composait, avec VOraison de sai?H Julien et Richard Minulolo, un spectacle mêlé d'intermèdes et de divertissements, auquel l'auteur avait donné le titre général de l'Italie galanlej ou les Conles.
Le Magnifique, comédie en trois actes, en prose et en vers, de Sedaine; représentée à Versailles le 19 mars 1773, puisaux Italiens ; musique de Grétry.
La scène est à Florence. Clémentine, pupille du seigneur Aldobrandin, est conduite par sa gouvernante à une fenêtre pour voir une marche de captifs, au nombre desquels Alice reconnaît son mari, qui avait été enlevé par des corsaires avec le père de Clémentine, dont il était le domestique. Dans la joie que lui inspire cet événement, elle informe Clémentine du malheur qui l'a privée d'un père que l'on croit mort dans la captivité. Mais laissons ces captifs pour un instant. Pour prix des soins qu'il a donnés à l'éducation de sa pupille, Aldobrandin se propose de l'épouser. Mais Clémentine lui préfère un jeune homme nommé Octave, que ses largesses et ses fêtes ont fait surnommer le Magnifique. Cependant le valet d'Aldobrandin, encore tout émerveillé d'une superbe haqucnée montée par le Magnifique, en vient faire à son maître un éloge qui lui donne l'envie de l'acheter; mais son prix excessif l'en empêche. Bientôt Octave vient lui proposer une meilleure composition. En effet, il ne lui demande pour prix de sa haqueaée qu'un quart d'heure d'entretien avec la charmante Clémentine, encore sera-ce en sa présence. Toutefois le Magnifique exige qu'Aldobrandin se tienne, avec son valet, assez éloigné pour voir et ne pas entendre. Octave ne tarde pas à s'apercevoir que la belle Clémentine n'a pas la permission de lui parler. Mais il lui demande, comme une preuve du retour qu'elle
donne à sa passion, de laisser tomber à ses pieds une rose qu'elle tient entre les doigts. Clémentine a beaucoup de peine à lui accorder cette faveur, mais enfin la rose échappe de sa main. Le Magnifique se félicite et triomphe en ayant l'air d'être en colèrecontreAldobrandin du silence obstiné de sa pupille. Cependant la gouvernante fait venir Laurence, son mari. Cet esclave apprend à Clémentine que son père est avec lui à Florence, et que le Magnifique a racheté les captifs et leur a rendu la liberté. Bientôt l'esclave reconnaît Fabio, valet d'Aldobrandin, et le suit. Le père de Clémentine, accompagné d'Octave, son bienfaiteur, fait avouer à Fabio que c'est lui qui, par ordre d'Aldobrandin, a livré le maître et le domestique à des corsaires. Enfin Aldobrandin est confondu et renvoyé de la maison, qui appartient au père de Clémentine; et la pupille, réunie à son père, épouse son amant.
I.e .^fagnijique, opéra-comique en un acte; paroles de J. Barbier, musique de J. Philippot, couronné au concours de 1869.
LA CLOCHETTE
La Clochelle, comédie en un acte, en vers, mêlée d'ariettes, représentée au Théâtre-Italien le 26 juillet 1766. Paroles d'Anseaume, musique de Duni.
Le berger Colin aime Colinette, jeune et jolie bergère qui le paye d'un tendre retour; mais un baiser, très-innocemment donné par Colin à la maîtresse d'un de ses amis, après une réconciliation qu'il a opérée, fait naître la jalousie de Colinette; et depuis quinze jours ils se boudent sans trop savoir pourquoi. Nicodèmc, fermier nouvellement établi dans le village, a jeté son dévolu sur la bergère, et prend Colin pour confident. 11 profite de la brouille des amants pour adresser ses vœux à Colinette; mais il est éconduit. Cependant il conserve quelque espoir. La bergère chérit un jeune agneau à qui elle prodigue tous ses soins. Pour la rendre sensible à son amour, il conçoit le projet d'enlever l'innocent animal. La bergère, au désespoir, cherche partout son agneau chéri; elle vient trouver Nicodème et le prie de l'aider dans ses recherches. Mais Colin, qui s'est aperçu de la ruse, ne tarde pas à
découvrir l'agneau dans la grange où l'a caché Kicodènie. 11 revient trouver le ravisseur, s'amuse de lui au moyen d'une clochette suspendue au cou de l'agneau, et fait entrer le fermier dans une masure où il l'enferme. Colinctte elle-même revient pour redemander son agneau à Nicodème, comme il le lui avait promis; mais celui-ci, toujours enfermé, appelle Colinctte et la prie de lui ouvrir. A l'instant, la bergère entend le son de la clochette et court au bruit, croyant retrouver son agneau, à lu place duquel elle voit son amant. Enfin tout s'explique. Kicodèmc 8ort de sa prison, est témoin de la réconciliation des amoureux, et se conso'ede sa disgrâce parce qu'il l'emporte sur Colin pour le bail d'une ferme qui doit augmenter sa fortune.
LE PLEUVE SCAHANDRE.
Les Saturnales et le fleuve Scamandre, comédie de Fuzelier, en trois actes, en prose, avec prologue et vaudevilles, jouée au Théâtre-Italien le 2 août 1723.
Le Fleuve Scamandre, opéra-comique en un acte, t'.e L'AlficIiard ; donné le 6 septembre 173Zi, sur le théâtre de la foire Saint-Laurent.
Par une curiosité naturelle à son sexe, Callirhoé a interrogé l'oracle sur sa destinée, et Calchas lui a répondu qu'elle doit épouser un immortel. Elle devient amoureuse de Pamphile, qui se dit le dieu du fleuve Scamandre, et lui reste atif.chée, quoiqu'il ne soit qu'un mortel.
Le Fleuve Scamandre, comédie en un acte, en prose, mêlée d'ariettes, par MM. Renoult et Barthelemon, 1768.
Ce conte, qui vient du Decaméron, où il est intitulé « I3 Confesseur complaisant sans le savoir », a été souvent employé au théâtre. Lope de Vega en avait fait la Discrela enamorada (l'Amoureuse avisée)*. 11 a suggéré à Molière les