Var. Édit. de {68S
Ratournuit vers la compagoi*.
Contes T. II.
98 TROISIEME l'ARTIE.
Je le crois; mais d'en mettre jà Mon doigt au feu, ma foi ! je n'ose:
Ce que je sais, c'est qu'en tel cas Fille qui ment ne pèche pas.
Grâce à Nicaise, notre belle, Ayant sa fleur en dépit d'elle, S'en retournoit tout en grondant, Quand Nicaise, la rencontrant :
ft A quoi tient, dit-il à la dame, Que vous ne m'ayez attendu?
Sur ce tapis bien étendu Vous seriez en peu d'heure * femme.
Retournons donc sans consulter ; Venez cesser d'être pucelle, Puisque je puis, sans rien gâter, Vous témoigner quel est mon zèle.
• — Non pas cela, reprit la belle ;
1. En peu de temps. Cette locution était très-usitée autrefois. Un proverbe disait, par exemple : « En peu d'heure, Dieu laheure, «c'està-dire : en peu de temps, Dieu fait beaucoup de besogne.
Mes Portane, qui ne s'ublie, Sa roue turne en petit d'hure L'un met dessous, l'autre desnre.
(Mau> ob Fbakcb.)
Quar aT«nir voit-on souvent Qu'en poi d'heure sont leurs corage»
Muer plus tost que li orages.
(Fabliau Du Vair palefroy, 18-20,)