‹ ContesChapitre 86 sur 193 · LE DIABLE DE P A PE F IG UIÈRE · texte numérisé non relu

LE DIABLE DE P A PE F IG UIÈRE

Touselle et grain, champ et rave, enfin tout; Mais je les veux avoir par le bon bout. N'espérez plus user de stratagème.

Dans huit jours d'hui^ je suis à vous, Phlipot; Et touchez là, ceci* sera m.on arme. »

Le villageois, étourdi du vacarme, Au farfadet ne put répondre un mot.

Perrette en rit: c'étoit sa ménagère; Bonne galande en toutes les façons, Et qui sut .plus que garder les moutons. Tant qu'elle fut en âge de bergère.

Elle lui dit : « Phlipot, ne pleure point; Je veux d'ici renvoyer de tout point Ce diableteau ; c'est un jeune novice Qui n'a rien vu ; je t'en tirerai hors : Mon petit doigt sauroit plus de raahce, Si je voulois, que n'en sait tout son corps. » Le jour venu, P ilipot, qui n'etoit brave. Se va cacher, non point dans une cave. Trop bien va-t-il se plonger tout entier Dans un profond et large bénitier.

Aucun démon n'eût su par où le prendre, Tant fut subtil; car d'étole, dit-on,

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