TRIBORD-AMURE
Or donc cela commence ainsi : Le roi avait une fille qui lui fut enlevée pendant la nuit. Il fit dire partout, par le crieur public, que celui qui la lui ramènerait aurait une grande fortune. Il y avait un capitaine de navire qui supposait qu'elle devait avoir été enlevée sur mer et qui voulait aller la chercher. Les matelots ne s'embarquaient point avec plaisir parce qu'ils avaient peur de risquer leur vie. Alors ce capitaine s'en va sur le port et il trouve un homme que Ton appelait Tribord-amure, qui était un fainéant et un bon-a-rien. Et voilà qu'ils partent ayant cet homme à bord comme matelot et ils marchent. Il lui avait dit : « Je ne te donnerai pas beaucoup d'argent, je vais chercher la fille du roi, si nous la trouvons je te donnerai une forte somme. » Us tva.N\%M^xv\.
six mois peut-être et le capitaine, inquiet de ne rien trouver, voulut se débarrasser de Tribordamure. Ils le firent descendre dans une chaloupe et l'abandonnèrent. Au moyen de grands efforts il finit par aller aborder à un îlot. En s'y promenant il vit une petite trappe et audessous un grand vide. Il se dit : n Mourir pour mourir, allons un peu voir ce qu'il y a ici dedans, o II y trouva la fille du roi qui dit à celuici : o Comment ayez-vous fait pour arriver jusqu'ici? J'ai l'ait de tout pour en sortir et je n'y suis point parvenue? • 11 lui répondit : « Je suis allé à la pèche, je me suis perdu et à la belle étoile je me suis trouvé ici. — Vous avez peu de temps à rester parce que c'est un dragon qui m'a enlevée, fuyez! » Elle tui donna des lignes et lui dit : u Fendant trois heures du jour, le dragon qui m'a enlevée devient une moule.
11 vous faut aller à la pèche des moules, il doit se trouver parla, allez! Faîtes attention, préparez-vous quelque chose pour taper parce que lorsque vous l'attraperez il deviendra une colombe, u En péchant longtemps il finit par saisir la moule. 11 se mit à frapper avec l'aviron; il fit du mai à la colombe, mais il ne parvint pas à la tuer. Cette bête s'enfuit, souleva la trappe et se réfugia auprès de la fille du roi en lui disant gl'eJle l'avait trahit : » Ici, dans ma maison a est venu, je le sens à l'odeur ! ■ Au
un bien petit t font du chemin; le irable. Ils finirent par is bien loin. Il s'enleva l bout d'un bâton. La
moment où il disait celaj on soulève cncori la trappe en haut; le jeune homme descend e voit que le dragon était malade et il finit d> l'assommer; puis il dit à la fille du roi : «Ce n'es pas le tout, il faut que je te conduise à ton père allons à la garde de Die pourrons y arriver parce bateau. » Us partent et temps n'e'tait guère favo découvrir un navire, mai la chemise et la mît a fille du roi lui fit présent d'un a alliance avec un diamant qu'elle trouve que ce bateau était le mèn abandonné Tribord-amure, avec l pitaine. Et voilà que le capitain Tribord-amure et il les fait monter à bord avec beaucoup de bonnes manières. Ils étaient déjà bien près du pays où ils devaient aborder. On fit boire ce pauvre diable et on le rit enivrer. Ce capitaine alors dît à la fille du roi : - Il faut que vous me fassiez le plaisir de dire à votre père que c'est moi qui vous ai sauvée et non pas cet ivrogne. i> La fille du roi dit qu'elle ne pouvait dire ni oui ni non. En entendant cela le capitaine fut fâché et trouva le moyen d'avoir quelque chose à reprocher à Tribord-amure. Il le fit mettre de nouveau dans le petit bateau pour le perdre', çuâs,
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dans une maison où il y a «ne vieille dame et je lui ai donné le consumalou '; maintenant, s'ils ne prennent de l'eau bénite, elle ne peut
revenir il la santé u Cette petite écoutait tout
ce qu'elle entendait dire. Alors, le chef dit : o Ceux qui entendent ne doivent rien dire, sinon rien ne réussira 1 ». Quand ils eurent tous parlé, ces coussé * dansèrent une grande farandole et disparurent. Ils laissèrent cette petite fille dans le palais. Elle vit une petite lueur dans une chambre, elle alla vers la lumière et elle vit une nourrice qui berçait un enfant qui Liait le lils d'un grand seigneur à qui le palais appartenait. Cette petite fille s'approcha du berceau, et soupira. La nourrice aperçut cette créature et s'effraya. Alors vite elle appela le monsieur, parce que dans la maison il y avait une personne qui était venue elle ne savait d'où. Ce; monsieur dit à la petite ; n Qui est-tu? b Elle se mit à pleurer et lui dit : « Je suis de ce pays là et la nièce d'une tante qui a un pot de terre à qui elle dit :
Vira, vira,pig»atan Pouartamc d'otina è belle ta» !
J'ai fais comme ma tante et je suis venue ici. » voulait la faire conduire