VÉRITÉ
Un
désespéré pa
crédit, quitta sa maiso
âme au diable. Sur sa grand seigneur, qui voyant hors de lui, lui demanda c
une anne'e de misère et de faim, tuvre père de famille, qui n'avait donner à manger à ses enfants, ; que personne ne voulait lui faire a maison pour aller chercher du
route, il
e seigneur paraissant en avoir compassion, lui répondit : « Si ce n'est que pour cela, prenez courage et soyez gai; voici, tenez cette bourse pleine d'or; il y en a assez pour faire votre fortune, <• Cet homme regar-
dait ce seigneur en face avec du gros yeux étonnés, se demandant si c'était pour de vrai ou pour se moquer de lui. A la fin il lui dit :
n Mais comment ferais-jc pour vous le rendre? « Et le seigneur: » Je ne vous donne pas cet argent à la condition que vous me le rendiez, mais à la condition que, cette nuit,aucoup de minuit, vous vous trouverez sous cet arbre-là et que vous me direz les douze paroles de vérité, u L'homme, tout content, attrape la bourse et, sans même dire merci, s'enfuit à la maison, pensant qu'avec une pipe de tabac, comme on dit, il serait deriche et même maire du pays, parce que, t cas, sa femme l'auraii aidé h trouver les douze paroles de vérité. Sa femme lui chercha querelle en le voyant arriver, mais il jeta la bourse sur la table et lui dit: « Qu'as-tu fait pour le souper? — J'ai mis dans u nière poignée de farine et un pauvre qui prend une lie. — Bahl tiens, voilà u herge et prends ce qu'ils ont de m au pauvre de venir manger avec n y en a pour tous ! o La femme, ( pondit : « Tu es parti ce mat — Tais-toi, tais-toi et écoute...
conta le fait et 1
les douze paroles de vérité? Et la femme, elle aussi, toute gaie, lui dit : b Oh, si ce a'est que
., près du foyer, il y a :uelie de cette bouilnapoléon. va k l'aunt de meilleur et dis
allé
pour cela, rien de plus facil trépied, cendre, feu, soupe, iinî de dire que le pauvre qui et compris, mieux qu'eux, s'agissait, mit le nez hors d( sine et leur dit : o Ne vous ■ pieine; en reconnaissance de l'hospitalité que ■vous m'avez donnée ce soir, laissez-moi faire, <^t, vous, restez tranquilles. b En effet, ce pau- Vre, à minuit, se trouva au poste désigné et, au premier coup, entendit une voix qui lui demanda : n Quelle est l'une? » — Il répondit : Un Dieu seul. — Quelle est la deuxiem Les deux mystères de notre sainte-foi. — Quelle est la troisième ? — Trois personnes distinctes : Père, Fils et Saint-Esprit. — Quelle est la quatrième? — Les quatre évangélistes. — Quelle est la cinquième ? — Les cinq plai Christ. — Quelle est la sixième? — Les six comrnandements de notre Sainte-Église. — Quelle est la septième!
Quelle est la hui
tjui sont à Jérusalem? — Quelle est 1; — — Les neuf chœurs des anges. — Quelle est la dixième? — Les dix commandement tiieu. — Quelle est la onzième? — Les onze lampes allumées qui sont à Jérusalem. — Qui est la douzième? — Les douze apôtres. — Et quelle est la treizième? — Va, à l'enfer, Diable
que tu es ! la treizième n'existe pas. — Ah, saint Martin! Je ne puis réussir, si saint Martin est de la partie. » L'un était le diable et l'autre saint Martin.
De Carpesio, collection A. Frontero.
Comparer : Vinson, p. u.
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