‹ Contes ligures, traditions de la RivièreChapitre 10 sur 151 · LA PEAU DE PUCE · texte numérisé non relu

LA PEAU DE PUCE

rues que l’on vînt deviner quelle peau c’était. Un homme vint qui vendait des robes et qui dit à la servante : « Si vous me dites d’où vient cette peau je vous donne ma plus belle robe. » Mais elle ne voulut point. Il en vint un autre qui vendait des bijoux et qui dit à la servante : « Si vous me le dites, je vous donne mon plus beau bijou. » Mais elle refusa aussi. Alors il devina en disant : « Serait-ce la peau d’une puce? )) Elle répondit : « Vous avez deviné. » Et le roi lui donna sa fille en mariage et ils firent grande fête.

Recueilli par J. B. Andrews.

Comparer : Bladé, C.G. 111, 36; C d’A. 5; — Vinson, 16. — Grimm, II, p. 467. — Basile, I, 5.

LES TROIS PILEUSES

UNE femme avait une fille tellement gourmande qu’il lui arriva, à son souper, de manger six assiettées de soupe et d’en demander encore une. Sa mère lui dit : « Et sept déjà! » En ce moment un jeune homme passe qui dit à sa mère : « De quoi sept? » La mère de cette fille lui répondit : « Figurez-vous que j’ai une fille tellement laborieuse, qu’elle a déjà filé sept paquets de chanvre. » Ce jeune homme, voyant une fille si laborieuse s’empressa de la demander en mariage. Voilà, ce jeune homme avait le métier de matelot; il partit bientôt après pour aller en Angleterre : alors, il lui laissa une chambre pleine de chanvre à filer. Imaginez-vous la situation : cette fille, qui n’avait jamais rien fait, alla trouver sa mère en pleurant. Alors cette mère s’en fut trouver ses trois

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