LA SERVIETTE MAGIQUE
('Ain Sfisifa.)
Un taleb vint faire une proclamation en ces termes : « Y a-t-il quelqu'un qui se vende pour 100 mitqals? » Un individu se vendit : l'étranger l'amena chez le qadhi qui rédigea l'acte de vente. Il prit les 100 mitqals, les donna à sa mère et partit avec le taleb. Ils allèrent à un endroit où se dernier se mit à lire des formules : la terre s'ouvrit, l'homme y entra. L'autre lui dit :
« Apporte moi la lampe, le chandelier de roseau et la boîte ». Il prit celle-ci et sortit en la tenant dans sa poche. « Où est la boîte? » « demanda le taleb. » — « Je ne l'ai pas trouvée. » — « Par Dieu, partons. »
Il l'amena dans la montagne, lui jeta une pierre et s'en alla. Celui qu'il avait fait partir demeura (sur place) pendant trois
jours. Il revint à lui, rentra dans son pays et loua une maison. Il ouvrit la boîte, trouva au milieu une serviette de soie qu'il ouvrit et où il trouva sept plis. Il en défit un : des génies vinrent autour de la chambre, une jeune fille se mit à danser jusqu'à ce que le jour se leva. L*homme resta là toute la journée jusqu'à la nuit. Le roi sortit ce soir-là, il entendit le bruit de la danse, frappa à la porte et entra avec son vizir ; on le reçut ave:: un h'aïk rouge. Il se divertit jusqu'à ce que le jour se leva : il rentra avec son vizir. Celui-ci manda l'homme et lui dit : « Donne-moi la boîte qui est chez toi ». Il l'apporta chez le roi qui lui dit : « Donne-moi la cage qui est chez toi pour me divertir : je te marierai avec ma fille ». L'homme obéit et épousa la fille du Sultan. Celui-ci se divertit avec la cage; puis à sa mort, son gendre lui succéda 58.