LE PRÉSENT DE LA FÉE
{Bou Semghoun).
Un jour qu'une jeune fille de Bou Semghoun était allée à Ouarqa, des génies remportèrent. Son frère partit chercher sa sœur : elle sortit de la montagne pour le saluer et lui dit : « Je suis mariée à un djinn, attendsmoi, je te donnerai quelque chose que tu apporteras à ma mère. » Elle lui apporta un sac de cendres et ajouta : « Ne t'arrête pas en route jusqu'à ce que tu sois arrivé chez ta mère. » Quand il fut à Ouarqa, il se dit : Je vais m'arrêter pour voir ce qu'elle m'a donné. « Il regarda et ne trouvant que de la cendre, il vida le sac et n'en laissa qu'un peu au fond. » Lorsqu'il arriva chez sa mère, il lui dit : « Voici, regarde ce que ta fille m'a donné. » — « Secoue-le. » dit-elle. Ils trouvèrent des pièces de monnaie. Il retourna en
courant à l'endroit où il avait jeté la cendre, mais ne trouva rien. Il revint alors chez sa sœur a Ouurqa ; elle sortit au-devant de lui et lui dit : • Va, je te donnerai rien, puisque, / ■> ce que je t'ai donné quand tu* es venu, tu l'as secoué "3 »