LA FEMME, LE ROI ET LE SERPENT
n'avaient pas commis d'injustice envers lui ». Alors le serpent se leva, et par la puissance de Dieu, parla en redressant la tête : « Disnous, lui demanda-t-on, pourquoi tu as tué ses enfants? » Il répondit : • Un jour ils ont fait périr ma femme : je les ai tués à mon tour. » Aussitôt la femme se plaignit et menaça de le faire périr, mais le roi reprit :
« Va-t-en, » et il lâcha le serpent. La femme alla dans sa maison, prit du poison, le donna à la négresse et lui dit : « Négresse, jette-le dans la nourriture du roi et que Dieu le guérisse ! « La négresse jeta le poison dans la marmite et le mêla avec le souper. On le prit et on le porta au prince. Quand celui-ci en eut mangé, il tomba malade et dit : a Amenez-moi la femme; si quelqu'un m'a tué, c'est elle. » Il mourut. La femme du roi vint avec la coupable : elle la vainquit et dit :
« Puisque mon mari est mort, tu mourras aussi, o On l'emmena pour la faire périr.
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LE VIEILLARD, LA FEMME ET LES VOLEUKS lo '
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Un jour deux voleurs entrèrent dans une maison. Ils y trouvèrent une vieille femme, son mari et une chèvre : c'est tout ce qu'il y avait. L'un d'eux dit à l'autre : « Comment partir sans rien emporter? » Son compagnon répondit : « Nous tuerons le vieillard et la chèvre et nous jouirons de la femme. » I /homme et sa femme les avaient entendus : « Crje, dit le premier, pour sauver ma vie. » La vieille répondit: « Tais-toi, c'est ton destin qui t'arrive. » — « Comment me tairai-je! répliqua le vieillard : des voleurs veulent me tuer, moi et la chèvre : toi tu ne t'y opposes pas parce que tu les as entendus dire des choses qui te plaisent : je périrai par ta faute : tu es contente de commettre un adultère avec eux! » Il cria très