‹ Contes populaires berbères, recueillisChapitre 68 sur 122 · LA FEMME, LE ROI ET LE SERPENT · texte numérisé non relu

LA FEMME, LE ROI ET LE SERPENT

n'avaient pas commis d'injustice envers lui ». Alors le serpent se leva, et par la puissance de Dieu, parla en redressant la tête : « Disnous, lui demanda-t-on, pourquoi tu as tué ses enfants? » Il répondit : • Un jour ils ont fait périr ma femme : je les ai tués à mon tour. » Aussitôt la femme se plaignit et menaça de le faire périr, mais le roi reprit :

« Va-t-en, » et il lâcha le serpent. La femme alla dans sa maison, prit du poison, le donna à la négresse et lui dit : « Négresse, jette-le dans la nourriture du roi et que Dieu le guérisse ! « La négresse jeta le poison dans la marmite et le mêla avec le souper. On le prit et on le porta au prince. Quand celui-ci en eut mangé, il tomba malade et dit : a Amenez-moi la femme; si quelqu'un m'a tué, c'est elle. » Il mourut. La femme du roi vint avec la coupable : elle la vainquit et dit :

« Puisque mon mari est mort, tu mourras aussi, o On l'emmena pour la faire périr.

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LE VIEILLARD, LA FEMME ET LES VOLEUKS lo '

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Un jour deux voleurs entrèrent dans une maison. Ils y trouvèrent une vieille femme, son mari et une chèvre : c'est tout ce qu'il y avait. L'un d'eux dit à l'autre : « Comment partir sans rien emporter? » Son compagnon répondit : « Nous tuerons le vieillard et la chèvre et nous jouirons de la femme. » I /homme et sa femme les avaient entendus : « Crje, dit le premier, pour sauver ma vie. » La vieille répondit: « Tais-toi, c'est ton destin qui t'arrive. » — « Comment me tairai-je! répliqua le vieillard : des voleurs veulent me tuer, moi et la chèvre : toi tu ne t'y opposes pas parce que tu les as entendus dire des choses qui te plaisent : je périrai par ta faute : tu es contente de commettre un adultère avec eux! » Il cria très

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