‹ Contes populaires berbèresChapitre 95 sur 104 · Conte du Chasseur · texte numérisé non relu

Conte du Chasseur

Pour ne pas répudier sa femme détestée par sa belle-mère, un chasseur s’enfuit avec elle dans le désert où il rencontre un serviteur de Dieu. 11 tue ensuite sept ogres et s’établit dans leur demeure; mais sa femme le trompe avec un des ogres qui n’est pas mort et, suivant le conseil de ce dernier, envoie son mari chercher l’eau qui ressuscite et la pomme qui rajeunit. Il y réussit, grâce aux conseils du serviteur de Dieu. Sa femme le tue et le charge sur son cheval, mais il est ressuscité par son ami qui avait gardé l’eau de la vie, et il met à mort l’ogre et sa complice.

Dans un conte arabe d’Egypte, Mo-

APPENDICE

h’ammed l’avisé emmène sa sœur vivre dans le désert. Il tue des brigands, mais l’un d’eux, un nègre, survit et devient l'amant de la jeune fille. Celle-ci, sur son conseil, envoie son frère chercher les raisins du Paradis puis l’eau de la vie. A son retour, il est tué par le nègre, mais son cadavre, chargé sur un âne, est rappelé à la vie par la fille du roi à qui il avait laissé un peu de l’eau miraculeuse (Spitta-bey, Contes arabes modernes n° X, Histoire du 'rossignol chanteur).

D’après une autre version de ce conte, la mère de Moh’ammed l’avisé devient la maîtresse d’un nègre appelé Egrim Sa‘ïd, échappé au massacre que le jeune homme a fait de ses compagnons. Elle demande à son fils de lui rapporter des oranges du jardin de Garamoun le Juif, puis l’eau de la vie. Moh’ammed, après avoir réussi dans son entreprise, est égorgé par sa mère et Egrim Sa‘ïd, mais la fille du roi le ressuscite en lui mettant de l’eau de la vie dans la bouche : il l’épouse et tue les coupables (Dulac, Contes arabes en dialecte égyptien , n° IV. Journal Asiatique, janvier 1 885).

. Histoire de Mak’ammed ben Es Solt’au.

Le sujet est le même que celui du conte du même nom publié par le P. Rivière ( Contes populaires de la Kabylie du Jurjura , p. 187-192). La version du gé-

APPENDICE

néral Hanoteau renferme quelques détails qui manquent dans l’autre : ainsi le roi, père de Mah’ammed, tuait ses enfants par son regard : on est obligé de lui cacher celui-ci. Le cheval du prince est aveugle, mais ses pieds du devant sont l’ouragan, ceux de derrière, l’éclair, etc.

Page 1