‹ Contes populaires dAfriqueChapitre 25 sur 107 · XVII. — AMH.\RINIA (i · texte numérisé non relu

XVII. — AMH.\RINIA (i

LK JUGt; ET LES PI,.\IDEURS (2).

^lipçjL y avait deux plaideurs: l'un d'eux fit J^|r« cadeau de miel au juge suprême; l'autre ^^"^"^ lui donna en présent un mulet. Le jour où ils plaidèrent leur procès, le juge suprême décida en faveur de celui qui avait donné un mulet. Celui qui avait donné le miel dit:

— Qu'est-il arrivé à mon cher seigneur pour l'avoir indisposé contre moi ?

Le juge suprême répondit:

— Ton vase de miel a été cassé d'un coup de pied par un mulet.

(i) L'amharinia esi parlé dans le centre de l'empire actuel d'Ethiopie et jusque dans le Choa.

(2) Ign. Guidi, Prcverbi, strofe e raccoiill al'iisini,^ome, Salviucci, 1S94, in-S, p. 83.

l32 CONTES POPULAIRES d'aFRIQUE

î/anksse et la hyène (i}.

^N jour, une ânesse, portant une charge de viande et conduite par un chien, fit la rencontre d'une hyène. Celle-ci lui demanda :

— Qui es-tu ?

— Je suis madame l'ânesse.

— Que portes-tu ?

— De la viande.

— Qui est-ce qui te conduit ?

— Le voici, c'est un chien.

La hyène reprit :

— Tu es une excellente nourriture pour moi ; tu es chargée dune excellente nourriture pour moi et ce qui te suit est une excellente nourriture pour moi : je t'en prie, ne me fais pas rire des yeux (tu me causes trop de contentement) : ce sont les dents qui doivent seules montrer le rire des gens.

(i) Ign. Guidi, Prcnerl'i, sirofe e raaontl,^. 7^-74.

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