‹ Contes populaires dAfriqueChapitre 27 sur 107 · LE RENARD ET LA HYENE · texte numérisé non relu

LE RENARD ET LA HYENE

E renard monta sur la montagne avec un papier écrit pour trouver la hyène. Quand il fut arrivé, il lui dit :

(i)Reinisch, Bie Nuha-Sprache t. I, Vienne, 1879, in-S^Br.uimviller, p. 162.

(2) Reinisdi, Die Niibj-Spnuhe, t. I, p. 204-206.

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— Je me suis fait remettre par les hommes ce papier qu'ont signé les cheikhs et les cheikhs inférieurs et je t'en fais cadeau. Avec cette garantie, tu peux descendre à midi, sans que personne mette un obstacle sur ta route, pour aller boire ouvertement de l'eau au fleuve et te promener ostensiblement partout à ton gré. Prends donc ce passe-port, descends, bois de l'eau et reviens.

La hyène répondit :

— Allons ensemble, toiet moi, descendons tous deux, buvons de l'eau et ensuite revenons.

— Ne crains donc plus les gens, répliqua le renard ; mais la hyène lui dit :

— Descends seulement pendant trois jours avec moi, parce que je suis encore trop inquiète ; mais après trois jours, j'oserai descendre toute seule boire de l'eau et revenir chez moi.

— C'est bon, dit le renard, et il descendit au fleuve en compagnie de la hyène et là, ils burent leur eau.

Quand ils furent en route pour revenir, ils se glissèrent dans l'étable d'une maison et, après qu'ils s'y furent introduits, l'hyène égorgea une brebis et se mit à la dévorer. Mais le renard se glissa dehors et avertit les gens de la maison. Ceux-ci saisirent immédiatement leurs bâtons et enfermèrent la hvène et le renard dans un cer-

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cle. Le renard bondit sur le mur et se tint là. Pendant ce temps, les gens tombèrent à coups de bâtons sur la h^'ène jusqu'à ce qu'elle ne pût s'échapper. Alors elle cria au renard :

— Lis donc à ces gens le sauf-conduit que tu portes avec toi.

Le renard lui répliqua :

— Aujourd'hui, c'est le jour de la bataille ; si je voulais lire, qui est-ce qui m'écouterait ?

Sous ce prétexte, il refusa de lire.

Les gens frappèrent la hyène à mort, et quand ils en eurent fait la fin, on la traîna au fleuve et on l'y jeta .

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