‹ Contes populaires dAfriqueChapitre 73 sur 107 · LXVIII. — ECHWABO (i · texte numérisé non relu

LXVIII. — ECHWABO (i

I20 UN PLEIN CABAS d'eNFANTS (2)

f^T^^ homme et sa femme. Celle-ci mit au monde, des enfants, un cabas tout plein. L'homme dit :

— Ma femme, je ne veux pas de toi.

Sa femme, alors, se mit en route, alla, alla, alla, jusqu'à ce qu'elle rencontra un grand oiseau qui l'attendait caché. La femme arriva là, l'oiseaudit:

— Pleure, pleure, ndeyandeya.

Pleure, ndeyandeya.

Donne-moi un enfant à manger, A manger, ndeyandeya,

(i) Le cluvabo est parle à Quilimane, dans le Jlozambique portugais.

(2) Torrend, Covies chv-vlio, Seidtl, Zcilschriff fiir afrihanUchcvr.il cceunische Sprachen, t. II, p. 46-47.

CONTES POPULAIRES d'aFRIQUE 3o3

Pleure, ndeyandeya.

Elle lui donna un enfant; il le mangea et fut de nouveau se cacheren avant pour l'attendre. Il dit:

— Pleure, pleure, etc.

Elle lui donna un autre enfant ; il le mangea et fut se cacher en avant pour l'attendre. Il dit :

— Pleure, pleure, etc.

Elle lui donna un autre enfant; il le mangea et fut se cacher en avant pour l'attendre. Il dit:

— Pleure, pleure, etc.

Elle dit :

— Prends-le toi-même et mange-le.

Il prit et mangea. Tous les enfants finirent jusqu'au dernier. Il fut se cacher en avant pour l'attendre. Il dit:

— Toi, femme, où vas-tu ?

Où vas-tu, neyandeya ?

Pleure, ndeyandeya ;

Viens ici que je te mange, ndeyandeya.

Il la saisit et la mangea. Quand la femme fut morte, le cabas continua à aller tout seul. L'oiseau fut se cacher en avant pour l'attendre. 11 dit:

— Toi, cabas, où vas-tu ?

Où vas-tu, ndeyandeya ?

Pleure, ndeyandeya.

Viens ici que je te mange, ndeyandeya.

304 CONTES POPULAIRES d'AFRIQUE

Pleure, ndeyandeya.

Il le saisit et le mangea. Le cabas lui déchira les entrailles. Il sortit, se mit à courir et vint au hameau. Il dit:

— La femme est morte, ainsi que les enfants eux-mêmes. C'est fini.

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