SI
— Tu en as menti par la gorge, fils de p... ! s'écria le roi, en se levant.
— Holà, sire, j'ai gagné, et votre fille est à moi! dit le pâtre.
— Comment cela ? Que veux-tu dire ? demanda le roi.
— N'avez-vous pas dit, sire, que vous donneriez la main de votre fille au premier qui vous% surprendrait disant à quelqu'un : — « Tu as menti 1 »
— C'est vrai! un roi ne doit avoir qu'une parole, et jamais aller contre elle. Ma fille est à toi; les fiançailles auront lieu demain, et les noces, dans la huitaine.
Et voilà comment le pâtre obtint la main de la fille du roi, pour une seule parole.
Plouaret, 1872.