PRÉFACE LIL
plus complètes pour lè fond, et supérieures pour le shle (1).
Quoi qu'il advienne de ce Supplément, voici le principal de la périlleuse entreprise, dont je suis tenu d'expliquer la méthode et l’économie.
Toutes les pièces en prose par moi recueillies, portent le nom collectif de Contes, sauf à les distinguer et grouper comme il sera dit en temps utile.
Pas plus en Gascogne qu'ailleurs, ces Contes ne sont récités à des dates fixes et précises. Maïs il est des travaux et des temps plus particulièrement propices. Pour les signaler, comme il convient, je remonte, en souvenir, aux jours de mon enfance el de ma jeunesse.
Voici l'été. Le soleil baisse. Dans notre jardin de Lectoure, les oisillons chantent, parmi les haules branches des cyprès. À l'ombre, avec ses servantes, ma grand’'mère, pareille aux matrones romaines, file la laïne ou le lin. Assis aux pieds de l’aïeule, je me tais, et j'altends.
= « Servantes, amusons le petit. »
En voilà jusqu’à la nuit.
Dans l’idiome natal, les beaux contes se déroulent, scandés bar les voix rythmiques et lentes. Ils se
(x) C'est déjà fait en grande partie, depuis que j'ai arrête le manuscrit du présent recueil, que je tiens fort à ne pas grossir ouire mesure, ct surtout avec précipitation.