PRÉFACE XV
Tarbé. Romancero de Champagne, s vol.
ùt-8<>. Reims, 1863*1864*
Duwubux (A.) et Brugelle (A.). Chants et chansons populaires du Cambrésis,. publiés dans les Mémoires de la Société d'émulation de Cambrai de 1864,
Champfleury et Weckeriin. Chansons populaires des provinces de France, j vol. gr. in-8°. Paris, 186$*
Comte de Puymaigre. Chants populaires recueillis dans le Pays Messin* 1 vol. in-12* Paris, i86j*
Gagnon. Chansons populaires du Canada.
1 vol. gr. in-8°. Québec, 186$,
Bujeaud. Chansons populaires de l'Ouest, Poitou, Saintonge, Aunis et Aogoumois. 2 vol, gr. in-8°. Niort, 1S6S-1866.
Cénac-MoncaOt. littérature populaire de la Gascogne. 1 vol. in-12. Paris, 186 8.
Luzel. Gweczipu Breiz-Isel. Chants populaires de la Basse-Bretagne, recueillis et traduits. 2 vol. in-8<>. Lorient, 1868-1874. Sur les collecteurs des poésies de la Basse-Bretagne antérieurs et postérieurs à M. Lu^el, voir la Revue celtique, tome V, art. Bibliographie des traditions de la littérature populaire- de la Bretagne, p. 304-309.
Salaberry. Chants populaires du Pays basque.
1 vol. gr. in-8°. Bayonne,, 1870., Sur les collecteurs
XVI VRéthCU
de poésies populaires basques antérieurs à M. Salabtrry, voir Vinson, Le Fôlk-lore basque, dans la Revue de linguistique, tome XV J, p. 381-396.
Daymard. Collection de vieilles .chansons recueillies à Sérignac. Brock. in-8<>. Cahors, 1872.
Atger. Poésies populaires en langue d'oc.
1 vol. in-8°. Montpellier, i8*j$.
Makterola* Gancionero Vasco. 3 vol. in-8°.
Saint-Sébastien, 1877-1880. Sur les autres poésies populaires recueillies, soit par Don Josl Manterola, soit par ses imitateurs, dans le Pays basque espagnol et français, voir Vinson, Le Folk-Iore Basque, dans la Revue de linguistique, tome XVI, p. 397'4o6.
Manterola. Cantos histôncos de \o& Bascos.
1 vol. in-80. Saint-Sébastien, i8j8»
Buchon. Chants populaires de la Franche- Comté. 1 vol. in-12. Paris, 1878.
Montel et Lambert. Chants populaires du Languedoc. 1 vol, in-8° t Paris, î88o.
Sébillot. Littérature orale de la Haute-Bretagne. 1 vol. pet. in-80* Paris, 1881. <
Bladé. Poésies populaires de ■ la Gascogne.
• 3 vol. pet. in~8°, Paris, 1 88 1-1882.
Abbé Dulac. Aguilanneuf, origine, étymologic. Brocb. in+8** Paris, 1882»
Rolland. Rimes et jeux de l'enfance. 1 vol.
pet. in-S°. P(,ris, 1883.
PRÉFACE XVH
Fleury. Littérature orale de k Basse-Normandie. / vol. pet. in-8°. Paris, 1883.
CarnoY. Littérature orale de k Picardie. / vol. pet. in~8o; Paris, 188).
Vinson. Le Folk-lore du Paya Basque. 1 vol.
pet . in-8<> . Paris, 1 88) .
Guiixon. Chansons populaires de l'Ain. Préface de Gabriel Vicaire. 1 vol. in-8». Pans,
Sole ville. Chants populaires du Bas-Quercy, dans le Bulletin archéologique et historique de la Société d'archéologie de Tarn-et-Garonne, t. XI, année 1883, p. ii-}6, et t. XII, ' année 1884, p. 81-96.
Weckerlin. Chansons populaires de l'Alsace.
2 vol. pet. in-8<>. Paris, 1884.
Decombe. Chansons de l'Ille-et-Vilaine. 1 vol. pet, in-8<>. Rennes, 1884.
Bourgault-Ducoudray. Mélodies populaires de la Basse-Bretagne, Traduction française, par Fr. Coppée. 1 vol. in-40. Paris, 188$. — Recueil surtout intéressant au point de vue musical.
En dehors de ces recueils spéciaux, je me borne à signaler en bloc quantité d'autres pièces, publiées dans la Romania, la Revue des kngues romanes, la Mélusine, /'Almanach des traditions populaires, PArmana prouvençau, etc., etc.
Cette ènuméralion incomplète, suffit pourtant à
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montrer avec quelle ardeur les collecteurs français de poésies populaires travaillent, depuis 18$ 2, à réparer le temps perdu. Sauf une ou deux exceptions défavorables, ces nouveaux romanceros sont publiés avec une précision, avec une sincérité, dont nos devanciers ne nous avaient pas toujours donné V exemple*
Jl en fut ainsi notamment du Baraaz-Breiz de M. le vicomte Hersart de La Villemarqué. La première édition de ce recueil bas-breton remonte à 1839. M. de La VUkmarqué s'est permis d'ajouter, de son chef, bien des choses aux véritables traditions poétiques de sa province. C'est déjà trop de ces condamnables procédés. Il faut donc tenir compte à M. Lu^el d'avoir fait une exécution rigoureuse, mais nécessaire, par ses censures autorisées sur le Barzaz- Breiz (1).
Le lecteur voudra bien remarquer que, dans h décret du 13 octobre 18$ %, et dans les romanceros dont je viens 4e fournir la liste, l'enquête officielle, comme les recherches privées, se restreignent très généralement aux Poésies, hissant en dehors les Proverbes, les Devinettes et les Contes.
(1) F. M. Luzel. De l'authenticité des chants du Barzaz-Breiz, br. in-8°. Saint-Brieue, 1872. On trouvera, dans la Revue celtique, tome y, article Bibliographie des traditions de la littératnre populaire de la Bretagne, p. 277-338, le catalogue des publications d consulter sur la question de l'authenticité du Barip%-Brei\. Il es t aux pages 308-9.
frjSfacr xdc
De prime abord, f avais résolu de rechercher simultanément, peur la Gascogne, ces quatre contingents de la littérature populaire* Je poussais donc lentement et méthodiquement ma besogne, fortifié par les conseils, par ks communications de mes amis, égayé par Yintérlt minable à?une seule déjection, stimuU par ks critiques loyales, comme par ks censures systématiquement hostiles.
Si mon entreprise, et surtout mes éditeurs, avaient marché selon mes souhaits, f aurais publié d'abord les Proverbes et Devinettes, suivies des Poésies gasconnes, puis les Poésies françaises,, et enfin les Contes populaires de la Gascogne.
Je n'ai pas été libre d'agir ainsi. Mais je veux parler de ces divers travaux, comme, s'ils avaient réellement paru dans f ordre, soubaûé^
Le volume de mes Proverbes et Devinettes populaires recueillis dans l'Armagnac et l'Agtnaîs, est daté de 1880. Ce titre manque d'exactitude. J'aurais dû mettre : Proverbes et Devinettes populaires de la Gascogne ; car j'ai réellement opéré dans tout le domaine de mes recherches habituelles. Pour, les Proverbes, fai certainement tiré grand secours des travaux antérieurement consacrés à la
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parémiologie de ma province. Les juges autorisés, et notamment mon. grand ami, mon précieux- conseiller, M. Léonce. Couture* ont néanmoins reconnu que j'avais produit, de mon chef, quantité de choses intéressantes et nouvelles (i). Je reconnais d'ailleurs la justice et la justesse des critiques de détait, qu'on n'a pas étendues aux Devinettes. Pour ajouter à ces reproches, je déclare que le Supplément aux Proverbes, a presque la même étendue que la partie réputée par moi principale, - Il va sans dire que je me surveillerai davantage, si- jamais je donne une édition nouvelle et plus complète de ce volume.
Les Poésies populaires de la Gascogne, en dialecte du pays, traduction française en regard, ont parti, en trois volumes,, de 1&81 à 1&82. Sauf tin petit nombre de négligences peu importantes, et dont je me reconnais fautif, cette collection a reçu déjà le plus favorable accueil des critiques français et étrangers (2).
Sous le Utre.de Poésies populaires en langue française, recueillies dans l'Armagnac jet i'Age-
(1) Revue de Gascogne de 1880, p. j2$ et suiv.
(2) Voir notamment, dans .ld Revue de Gascogne de 1&S2, P* 4)9 '* S 46, l'article de M. Léonce Couture; dans la Revue Je i'Agenais de 1882, p. 178, l'article, de M. Ad. Magen ; dav.s la Revue des Bibliophiles de 1882, publiée A Bordeaux, p. 9 et 3S9, l'article de M. TboliM. . .
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nais (i), foi fait imprimer» en i&79> le résultat d'une enquête qui réellement avait porté, comme pour les Proverbes et Devinettes* sur toute l'étendue de mon domaine, je veux dite la Gascogne, moins le Béarn et le Pays Basque, mais avec VAgenais en plus. J'ai recueilli depuis bon nombre de pièces nouvelles, qui paraîtront quelque jour en brochure, à moins que le public ne réclame une autre édition, que j'intitulerais cette fois: Poésies en langue française, recueillies dans la Gascogne.
Voilà pour les Proverbes et Devinettes, comme pour les Poésies populaires /ra^ow^î et gasconnes.
Le recueil de Contes, que je donne aujourd'hui, m'a coûté beaucoup plus de peine. Avant de dire comment je l'ai formé, je dois parler des entreprises de mes devanciers français, en passant vite sur ceux qui sont étrangers à ma province, et en insistant davantage sur Us travaux de mes compatriotes.
Il va de soj que je néglige ici les auteurs qui ont recueilli incidemment des traditions populaires, pour
(i) Voir notamment, dans la Revue de Gascogne de 1879, page 421, l'article de M. Léonce CotTURt, et fa^e $11 l'article de M. l'abbè Paul Taubz.
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les consigner, avec plus ou moins $ inexpérience ou d'infidélité, dans des histoires provinciales et muni* cipales, des statistiques, des récits de voyages, etc., etc. Je ne m' inquiète que des collecteurs uniquement préoccupés de V intérêt spécial et distinct de ce genre de narrations»
Les conteurs français ne manquent pas au XVIh et surtout au XVIII e iièck. Charles Perrault est généralement considéré comme celui qui se rapproche le plus, pour le fond et pour la forme, de la naïveté populaire. Mais on oublie volontiers cinq récits bien supérieurs, insérés par Restif de. La Bretonne dans ses Contemporaines par gradation (42 vol. in-12. Paris, i*]8o-i*]8$). Les recueils de Mesdames d'Aulnoy, et Leprince de Beaumont, du comte de Caylus, etc., renferment à coup sûr force contes à base populaire, mais trop souvent altères par des additions et des suppressions, sans compter l'impropriété du style.
Au XIX* siècle, je distingue, dès 182J, deux Béarnais, Picot et HatouJet, qui versifièrent alors, mais en lettrés, des traditions incontestablement populaires de leur province. Ces vers ont paru dans le Recueil de poésies béarnaises (Pau, 1827). Hatoulet a donné là Margalidet ; Picot Las Abentures de Berthoumiou, Lou Paysàa d'Aùssaû, et Lou Paysaa de Saûbple.
Les derniers Bretons (18)6) et h' Foyer breton
PRÉFACE XXHI
(1844), d'Émik Souwstre, contiennent assurément maints emprunts aux traditions en prose de la Bretagne, Mais ta main de T arrangeur et au romancier s'y manifeste trop souvent. Quelques auteurs moins connus encourent aussi le même reproche. Les Légendes du Morbihan, du docteur Fouquet Çx8$j), et Les Veillées de Yàrmof, de Dulaurens de La Barre (i$Sl), sont entachées de moins de défauts, mais non pas exemptes d'alliage.
La Mosaïque du Midi, recueil périodique publié à Toulouse, durant la seconde partie du règne de Louù-PhiHppe, contient quelques nouvelles en prose, à coup sûr inspirées par des légendes languedociennes et gasconnes, mais abominablement surchargées de détails apocryphes, et sentant étune lieue le romantisme de province.
En 18$ $, un adepte Je P école mystico-démocratique de Quinet et de Mithelet, Eugène Cordier, faisait paraître^ en français, Les Légendes des Hautes- Pyrénées, recueil in-12, réimprimé à Bagnères-de- Èigorre, en i8jz. Cordier était, à coup sûr, mal doué et mal préparé pour ce genre de travail. Néanmoins, son recueil contient h substance d'une douzaine de traditions, par lui découvertes dans le pays de Bigarre. Le collecteur semble croire que toutes sont absolument propres à ce district. Mais la vérité est qu'avant mime de connaître la brochure en question, j'avais déjà note\ avec des modifications d'im-
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portance, six de ces légendes dans d'autres parties de la Gascogne.
Après Cordier, Cènac-Mottcaut, dont on trouve fieuf Contes en français, dans le Voyage archéologique et historique dans les anciens comtés d'Astarac et de Pardkc (in-ia. Mirande, i&S7)* Ces pièces, augmentées de quelques autres, ont reparu dans deux ouvrages du même auteur, les Contes populaires de la Gascogne (in-12. Paris, 1861), et .dans la Littérature populaire de la Gascogne (in-12. Paris, 1868). Cénac-Moncaut personnifie juste le contraire des qualités indispensables à tout bon investigateur de. traditions populaires.
Je suis heureux d'avoir à dire plus de bien de deux Rapports de M» Charles Dupouey, imprimés dans le Bulletin N° 1, p. 19 et seq., et le Bulletin N° 2, p. 4S1 et seq., de la Société académique des Hautes- Pyrénées (in-89. Tarbes, 1861-62). On trouve là le résumé des réponses faites à la Société par des correspondants, interrogés au moyen d f un Questionnaire archéologique, où l'intérêt légendaire a trouvé place.
Un Béarnais, établi dans Y Amérique du Sudj Peyret, a publié en 1870, à la Concepcion de VUrugay, un volume comprenant ; La Casse deu Rey Anus; Angélique ou lou counte de la Barguere; Arcenam de Boumos ou lou counte de las Brouxes. Ce sont des légendes pyrénéennes, amplifiées