‹ Contes populaires de la GrandeBretagneChapitre 120 sur 127 · LE ROUGE-GORGE · texte numérisé non relu

LE ROUGE-GORGE

(<JU5%63I EIM££ IC SKgiaKZ.1 HALLIWILLS J^ttu à»is.

Ma cbèrp, sa vez-vou s qn'O y a l:n.:temps deux pauvres petits enfants dont j'ai oublié les Dvms furent enlevés par un beau jour «l'été et abandonnés dans un bois, à ce que j'ai entendu dire?

Et quand vint la nuit, bien triste était leur situation. Le soleil Pe coucha et la lune De donna aucune lumière! Les enfants pleurèrent et soupirèrent, et après avoir amèrement gémi, les pauvres petits êtres se couchèrent par terre et moururent a l'aurore.

Et quand ils furent morts, les rouges rouge-gorges apportèrent des feuilles de fraisier et les étendirent sur leurs petits corps ; et tout le long du jour ils chantèrent cette chanson : « Pauvre-, bébés dans le bois î pauvres bébés dans le bois! n'oubliez pas les bébés dans le bois! »

Cette chanson donnée par Halliwell et qui n'est que l'abrégé d'uni» vieille ballade intitulée : «les Bébés dans le bois1, » conserve le souvenir de la touchante superstition qui considère le rouge-gorge et aussi le roitelet comme recouvrant de feuilles et de mousse le corps de ceux qui n'ont pas été ensevelis. C'est à cause de cette croyance que ces oiseaux sont partout respectés. En Bretagne, le rouge-gorge est également vénéré; il passe pour avoir brisé une des épines de la couronne du Christ sur la croix.

|. La balludi! entière se trouve dans Chambcrs' Rhymtsof Scolland.

Page 1